Même si l’ensemble des enseignants sont concernés par les revendications des grévistes, il semble que la manière de les faire aboutir diffère d’un groupe à l’autre.
Au niveau de Aïn El Hammam où tous les paliers ont subi des perturbations, la situation est illustré par le lycée BB où une partie des enseignants a dispensé les cours comme de coutume alors que les élèves des grévistes étaient renvoyés.
Nous les avons rencontrés aux abords de l’établissement, lundi dernier vers dix heures trente. Transis de froid, ils s’étaient abrités de la pluie sous les balcons des habitations. Le personnel du CEM de Ouaghzen, quant à lui, a répondu favorablement au mot d’ordre lancé par l’UNPEF alors que le collège de la ville a assuré les cours normalement. Les positions différant aussi au niveau des écoles primaires plus nombreuses. Si certaines ont fermées carrément leurs portes, les autres n’ont pas jugé utile de débrayer. De nombreux enseignants que nous avons joints donnent l’impression d’être mal informés sur les initiateurs de la grève ainsi que ses modalités. Une enseignante du primaire s’est posée cette question significative de son désarroi : « Qui va nous protéger si on fait grève ? ». Une autre, précarité oblige, craint une amputation sur salaires. Elle ne devrait pas être la seule à raisonner de cette façon. Ce qui peut vouloir dire que sans cette menace sur la paie, le nombre de grévistes serait autrement plus important. On nous apprend, qu’une école ayant assuré ses cours la matin du dimanche, a rejoint la contestation dans l’après-midi du même jour. C’est dire qu’il faut attendre pour évaluer le degré d’adhésion des enseignants à ce mouvement.
A. O. T.
