Par souci de trouver les moyens nécessaires au développement de leur liste revendicative de dix points, laquelle est destinée aux pouvoirs publics pour d’éventuels projets de réalisation.
La plate-forme en question n’a presque laissé aucun volet pour toucher tous les besoins de la population de cette municipalité en quête de plusieurs commodités qui font défaut.
Partant ainsi du problème crucial de l’eau potable, les associations demandent la réalisation de forages et la réfection des réseaux existants, sans oublier de soulever le problème d’assainissement en proposant la réalisation de bassins de décantation.
Pour la voirie, l’on demande aussi l’achèvement et la modernisation de la RN75, l’aménagement du chef-lieu et le revêtement des pistes carrossables.
Sachant en outre que les habitants de cette localité montagneuse souffrent le calvaire du froid hivernal, les requérants trouvent nécessaire d’alimenter les foyers en gaz naturel, et de renforcer le réseau électrique pour mettre fin aux multiples coupures dues à la basse tension ils insistent aussi sur la construction d’une unité de sûreté de daïra et d’une unité de Protection civile et de brigade de gendarmerie pour assurer la sécurité jusque-là inexistantes, sans oublier de toucher le volet hygiène par l’implantation d’une décharge publique contrôlée et la réalisation d’un abattoir, avec d’autres mesures pouvant mettre fin aux foyers d’immondices et les animaux errants.
En matière de santé, environnement, agriculture et éducation, la coordination associative trouve urgent de renforcer les structures sanitaires en moyens humains et matériels, d’ouvrir et aménager les pistes agricoles, de relancer la construction du CEM du chef-lieu avec remplacement de l’unique lycée amianté par un nouveau construit en dur.
Le manque d’édifices publics au niveau de ce chef-lieu de daïra, notamment des services techniques et autres structures administratives font partie du souci des associations qui n’ont pas omis de penser aux jeunes villageois en réclamant la construction de Maisons de jeunes dans les agglomérations. Pour accompagner ce menu avec des projets économiques, néanmoins grandioses, le mouvement associatif d’Ibarbachen pose le problème de la réouverture de l’historique mine de Bouaâmrane, la carrière de Iblouten et la sablière de Oued Amassine et Djemaâ. La prise en charge et la satisfaction de cette plate-forme ne pourra certainement que contribuer efficacement à l’essor de cette région déshéritée dont la population, livrée à elle-même n’a pas cessé de manifester son ras-le-bol à plus d’un titre et à maintes occasions.
Nadir Touati
