Le projet de CEM à Hennia peine à démarrer…

Les élèves issus du village de Hennia et autres hameaux environnants en auront encore pour beaucoup de temps à se déplacer jusqu’à la ville de Draâ El-Mizan pour étudier. En effet, même si cette localité a bénéficié d’un projet de CEM, les blocages continuent à entraver son lancement. « C’est un collège qui, si je puis dire, sera renvoyé aux calendes grecques », nous a déclaré M. Didouche Hamou, en sa qualité de maire de Draâ El-Mizan. Avant de nous donner de plus amples explications à ce sujet : « La commission communale composée de tous les autres services a opéré au choix du terrain en janvier. En février, une autre commission dépêchée par la wilaya en fait un autre », a-t-il dit avant de poser une multitude de questions. « Pourquoi une étude de génie technique avant le lancement des soumissions pour les études techniques? » s’est-il demandé. « Certes, cette étude qu’on nous a recommandée par courrier est très utile, mais il faudrait la réaliser avant toute autre chose car elle prendra beaucoup de temps », a-t-il conclu. Cela étant, ce collège dont l’importance n’est pas à démontrer, ne sera pas lancé, du moins avant la fin de cette année. Sur le plan de la prise en charge de ces collégiens, il y a un manque flagrant. D’abord, les collectivités locales doivent leur assurer le transport même si le réseau routier vers cette localité est en dégradation avancée ; ensuite, il ne faudrait pas oublier toutes les autres dépenses auxquelles sont soumis les parents quand leurs enfants ne bénéficient plus de restauration après la perte de leur bourse. Si les éleves venant de Hennia peinent moins, ceux par exemple d’Ighil Bouslmane souffrent énormément car leur village n’est pas encore entièrement désenclavé. En clair, le lancement de ce collège demeure une urgence pour compléter tous les efforts déployés dans le secteur de l’éducation dans cette commune qui va réceptionner un sixième collège en octobre prochain.

Amar Ouramdane