Revoilà le sport scolaire

Dans un passé très récent, les orientations en matière de politique sportive dans toutes les disciplines et toutes les catégories confondues, consistaient en premier lieu à toucher la masse juvénile, à jauger ses capacités physique et technique et en sélectionner une élite (association sportive de performance). Le sport de masse encadré et pris en charge à bousculé la hiérarchie sportive mondiale, des records furent pulvérisés, des médailles olympiques ont été obtenues dans plusieurs capitales du globe. Puis, bizarrement, c’est le tomber de rideau, les pépinières de jeunes talents se font rares, les formateurs quittèrent la scène, semblables aux acteurs figurants, que le metteur en scène congédie sans donner le motif d’une telle décision. En ces temps de vaches maigres, nos athlètes ne montent plus sur le podium, ils se contentent d’une participation symbolique. Non compétitifs, ils sont éliminés aux tours préliminaires. Ce n’est que face à de tels bilans que les responsables concernés se donnent la peine d’accorder un regard à la situation agonisante, maintenue sous perfusion. Le 30 août, une convention-programme a été signée entre le ministère de l’Education et celui de la Jeunesse et des Sports. D’un commun accord, les deux départements décident de donner à la pratique du sport toute la dimension qu’elle mérite. Selon l’accord, les infrastructures faisant défaut dans l’éducation nationale seront palliées par le secteur de la jeunesse et des sports. Le matériel pédagogique et sportif, le personnel qualifié et les centres de proximité ont été passés en revue. Des établissements scolaires seront tenus de créer des classes sport-études, d’organiser des compétitions inter-lycées et de former des éducateurs. Les épreuves de sport au BEM et au Bac seront obligatoires. 500 lycées ont été recensés, ils seront dotés de salles de sport d’ici peu. Une génération de sportifs a été sacrifiée, elle est quand-même allée affirmer ses talents sous d’autres cieux. Elle a réussi à enrichir le palmarès du pays d’accueil.

A. Chérif