Très chauds sont les mercredis

l A larbaâ Nath Irathen, mercredi est le jour du marché hebdomadaire. Probablement, l’un des marchés les plus désorganisés et les plus insalubres de la wilaya. On peut dire que tout s’y rend, tout s’y achète malgré son exiguïté : victuailles, habillement, électroménager et même la friperie en tout genre. Ces jours-ci, en raison de la rentrée scolaire, ce sont plutôt les étals de vêtements pour enfants qui sont bien achalandés et qui sont pris d’assaut. A la canicule qui a sévi ces derniers mois, s’ajoutent les prix qui flambent. Un père de famille réfléchit à haute-voix. Il compte ses enfants, puis ses sous. Un peu d’arithmétique et la solution est vite trouvée. Sept cent (700) dinars par enfant. Un petit ensemble « made in local », une paire de chaussettes et un passage chez le coordonnier, plus une boîte de cirage pour les chaussures. Quant aux affaires scolaires, peut-être qu’un peu de géométrie… L’abrutissement des enfants par l’école est chèrement payé par les parents.

S. K. S