Retour progressif de la gendarmerie

l Mis en quarantaine puis carrément indésirable par les arouch de la CCCWB, à l’instar des autres coordinations de l’interwilaya qui tiennent ce corps de la Gendarmerie nationale comme étant responsable de l’assassinat des 126 martyrs lors des événements du Printemps noir de Kabylie, une revendication qui figure dans la plateforme d’El Kseur, réitérée lors de la conférence des arouch, tenue récemment, ce corps des services de sécurité commence progressivement à réoccuper le terrain, jadis interdit, dans plusieurs communes, à l’instar de Chorfa, M’chedallah, El Adjiba et… Bechloul. Sauf à El Esnam. Toutefois, ce retour est apprécié différemment par les populations locales divisées entre ceux qui estiment que le corps doit être remplacé par celui de la police, qu’il ne pourra jamais exercer dans la région après ce qui s’est passé en 2001, et ceux qui pensent qu’il faudrait tourner la page, que la région est clochardisée, car il y règne une insécurité totale et une prolifération de plusieurs phénomènes et fléaux sociaux que seul ce corps pourra éradiquer.

Rayane B.