Et si on parlait de réforme de l’Ecole ?

La rentrée scolaire, ce ne sont pas seulement les dépenses que l’ont fait pour habiller un enfant ou le doter de fournitures scolaires. Cela devrait être aussi l’occasion de réfléchir sur le système scolaire et éducatif, de s’interroger sur la façon dont les élèves reçoivent l’enseignement qu’on leur donne, de leurs besoins comme de leurs motivations. Il est tout à fait légitime que l’on recherche les méthodes les plus performantes, que l’on vise la qualité, voire l’excellence (c’est le but de toute pédagogie) mais il faut aussi se demander si ces méthodes conviennent vraiment aux enfants, si elles rendent l’enseignement plus attrayant, bref, si elles donnent réellement le désir d’apprendre. Combien d’enquêtes le ministère de l’Education nationale a-t-il organisées à ce sujet ? Connaît-on seulement le goût de nos enfants, leurs thèmes de prédilection, leurs loisirs ? Sait-on ce qu’ils pensent des manuels qu’on met à leur disposition, de l’usage qu’ils en font ? Lisent-ils et que lisent-il ? Quels genre de films ils regardent ? Comment appréhendent-ils les grands problèmes sociaux, culturels et politiques, nationaux et internationaux ? Ce genre d’enquêtes est monnaie courante dans de nombreux pays du monde. S’il est vrai que ce ne sont que des enfants, ce sont aussi des êtres pensants, un public qui n’est pas forcément passif… Peut-être qu’on comprendrait mieux nos enfants et que les pédagogues concevraient des outils didactiques mieux adaptés à leur public et, forcément, plus performants.

S. Aït Larba