Des quartiers privés d’eau

L’été tire à sa fin, mais la pénurie d’eau persiste. En effet, si durant toute cette saison il n’y a pas eu un grand manque, ces derniers jours cette denrée se fait de plus en plus désirer. A la mi-août, les services de l’ADE ont déjà tiré la sonnette d’alarme. Dans un communiqué affiché dans les APC, il nous a été donné d’apprendre qu’en raison d’un manque d’eau dans la station de pompage, un autre plan de distribution allait être mis en place. Cette situation a provoqué la colère de la population. Dans certains quartiers de la ville, tel la cité Caper, l’eau ne coule que rarement des robinets. « Avec la réalisation d’une nouvelle conduite, nous avions cru que ce sempiternel problème allait définitivement disparaître. Malheureusement, nous continuons à souffrir encore davantage. L’eau n’est pas servie depuis maintenant vingt jours. Certains foyers ne reçoivent aucune goutte d’eau », nous a déclaré un habitant de la cité. Si cette dernière vit ce problème, cela ne veut pas dire que les autres quartiers sont logés à la bonne enseigne. Il ne suffit que de faire un tour pour voir ces petits enfants courir avec des bidons et des jerricans. A titre d’exemple, combien de fois avons-nous vu de petits potaches venir demander de l’eau au gardien du lycée Ali Mellah doté d’une bâche à eau. Des cas comme celui-ci ne manquent pas. A ce moment précis de l’année, le débit diminue tellement que le pompage ne peut se faire régulièrement. Cependant, les abonnés ne l’entendent pas de cette oreille. Le problème restera inchangé dans cette vaste région si cette dernière n’est pas alimentée par un barrage tel celui de Taksebt. Pour les responsables de l’hydraulique, seul le barrage de Koudia Asserdoun, en cours de réalisation dans la wilaya de Bouira, pourrait venir au secours de toute la localité ainsi que des communes voisines alimentées par des forages de Mechtras ou à partir de la chaîne dite le couloir de Sidi Ali Bounab. En attendant que cela se concrétise, la population doit consentir des sacrifices en recourant soit à l’achat de ce liquide, soit à la débrouille.

Amar Ouramdane