Dès le premier jour, les apprenants ont été renvoyés chez eux jusqu’à ce que “les conditions de travail et de sécurité soient réunies”. En l’absence du directeur, personne n’a voulu nous renseigner. Cependant, d’après nos sources, les travaux d’aménagement des classes sont la principale raison invoquée pour fermer l’établissement. Il semblerait que “ces travaux entravent le bon fonctionnement du collège”. Le président de l’APC, que nous avons joint alors qu’il était en réunion avec le bureau de l’AEP, nous a informé qu’une assemblée générale des parents d’élèves est prévue pour le lundi après-midi afin d’essayer de trouver une solution au problème. Quant au chef de daïra de Aïn El Hammam, qui a reçu, lui aussi, une délégation de l’APE, il se dit outré par ce retard qui n’a pas lieu d’être. Depuis, il suit la situation. C’est ainsi qu’il suggère à l’entrepreneur chargé de procéder au changement de la boiserie des classes d’adapter ses horaires de travail à ceux du collège, de façon à ne pas perturber les cours. Les lundis après-midi, et les week-end sont tout indiqués pour ces aménagements. Quant à l’argument concernant la cantine, “non encore ouverte”, avancé par certains, il est vite battu en brèche par le gestionnaire de l’établissement qui a affirmé au premier responsable de la daïra qu’il a procédé à son approvisionnement en denrées alimentaires nécessaires à son ouverture et qu’elle le sera dès que les élèves rejoindront le CEM. Les parents, eux, s’inquiètent à juste titre et se révoltent contre cet état de fait. “Pourquoi ce retard pour l’exécution des travaux alors que les élèves ont quitté l’établissement depuis plus de deux mois ?”. Cela risque d’avoir des répercussions négatives sur les enfants qui commencent l’année par des retards. Le mois de carême qui pointe à l’horizon, avec ses horaires réduits, n’est pas fait pour rattraper le temps perdu. Nous savons que le premier trimestre est très important de par sa durée, en ce sens qu’il permet aux enseignants de “faire passer” une bonne partie de leur programme et que les apprenants, de retour des vacances, sont plus aptes à assimiler ce qu’on leur enseigne. Au train où vont les choses, on ne peut pas dire que l’établissement entame l’année dans de bonnes conditions, d’autant plus que le collège se retrouve sans directeur en ce début d’année, l’ancien étant muté ailleurs. Ce qui n’est pas fait pour remédier à la situation. Conscients des retombées négatives sur la scolarité de leurs enfants, les parents, en collaboration avec les autorités, n’entendent pas laisser la situation se détériorer davantage.
Nacer B.
