«Encourager le médicament générique dans l’importation»

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Il fera savoir aussi que la commission chargée au niveau du ministère de la Santé d’élaborer la nomenclature des médicaments remboursables traîne à satisfaire la demande de Saïdal qui a déposé 10 dossiers pour l’introduction de ses produits dans la liste des références, ce qui pénalise et ce groupe national et le malade algérien.Se prononçant sur la problématique du médicament générique, le P-DG de Saïdal expliquera que les producteurs nationaux aussi bien Saïdal que les opérateurs privés ont axé leurs efforts sur ce genre de produits et affirmera que le problème se pose au niveau de l’importation. En effet, la demande nationale d’importation de médicaments qui se chiffre à près de 600 millions de dollars comporte à 80% des princeps et se fait essentiellement avec la France, dont la production des produits génériques ne dépasse pas les 5%.La solution, selon M. Aoun, réside dans la diversification des sources d’approvisionnement auprès des pays fabricants de génériques tels que le Canada, l’Angleterre et l’Allemagne. Il ajoutera également que son groupe a toujours plaidé pour une «importation utile» puisque le marché local ne peut pas se passer de l’importation, autant importer ce qui sert le malade algérien. Dans ce sillage, il notera que des ruptures sont enregistrées dans des médicaments essentiels, alors que des produits moins indispensables sont disponibles en grande quantité. Toujours dans le volet de l’importation, le P-DG de Saïdal a tenu à préciser que le groupe qu’il dirige est avant tout producteur et le seul cas où il recourt à l’importation est l’approvisionnement en matières premières qui a atteint durant l’exercice précédent 15 à 20 millions de dollars et a généré un chiffre d’affaires de 100 millions de dollars. Toutefois, il annoncera que dans ses perspectives 2005, Saïdal se mettra à l’importation de compléments de ses produits. L’autre point relevé par M. Aoun est le manque d’encouragement en matière d’exportation en soumettant les exportateurs au paiement de taxes importantes sur les produits exportés et signalera que l’allègement de ces difficultés contribuera à exporter plus et mieux. Concernant l’adhésion de l’Algérie à l’OMC, il dira que cela ne fait pas peur à Saïdal, puisque les plus grands laboratoires mondiaux sont déjà implantés dans notre pays et que le secteur est ouvert à la concurrence depuis 1991 avec plus de 85 importateurs. La profession gagnerait à être moralisée avec l’application d’une règlementation internationale qui permettra au marché de déterminer les règles du jeu.

H. Hayet

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