l Pendant que l’on continue à s’exercer à des commentaires paraphrastiques à propos des vertus du pardon et de la prorogation du délai dont bénéficie la loi sur la repentance, le terrorisme, lui, n’arrête pas de signifier à coup de bombe artisanale et autres actes morbides sa détermination perverse à détruire tout ce qui est républicain. Avant-hier encore, à 16h30, une bombe de fabrication artisanale déposée par les hordes sauvages aux environs de la décharge publique de Lakhdaria a explosé. La déflagration blessera un garde communal, âgé de 29 ans et répondant aux initiales B. A. Evacué vers l’hôpital, le corps médical constatera que ses jours sont hors de danger. A relever que l’ignoble acte a eu lieu un 11 Septembre. Peut-être y a-t-il une volonté terroriste de célébrer, dans le sang, le triste anniversaire du Word Trade Center.A souligner aussi que c’est le deuxième acte de même nature qu’a connu la ville de Lakhadaria en l’espace de moins d’une semaine. Pour rappel, le week-end dernier, un portable piégé avait explosé pas loin de la prison sans, fort heureusement, faire de victime. Bien avant, une autre bombe de fabrication artisanale déposée expressément devant un hôtel où réside des éléments des services de sécurité avait explosé sans, aussi, faire de victimes.Ainsi, Lakhdaria que l’on qualifiait, il y a quelques temps, de “Kaboul”, dans la région et qui a connu une accalmie inespérée grâce à la résolution des patriotes de la trempe du regrette El Mekhfi, subit et qui plus est en plein jour, la lâcheté terroriste. Une lâcheté, qui hélas n’est pas prête de lâcher prise et qui, tel un vampire, aiguise ses crocs à l’approche de Ramadhan.
Anzar O.
