“Pour une 2e session au bac cette année”

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Le premier responsable du nouveau promu sur la scène syndicale, en l’occurrence (le Syndicat national autonome des professionnels d’enseignement secondaire et technique), s’est dit très optimiste concernant l’agrément de son syndicat. “Après avoir complété tout les dossiers, et ayant des entretiens téléphoniques avec le ministère du Travail, qui m’a d’ailleurs informé que le dossier est ficelé je ne peux être qu’optimiste au sujet de l’agrément”, a-t-il confié. S’agissant de la rentrée scolaire 2006-2007, le conférencier, a déclaré que les mesures prises par le ministère de l’Education sont insuffisantes. “Il faut savoir que si le livre scolaire est disponible, un tiers ne peut pas se permettre de l’acheter” et d’ajouter “la solidarité nationale doit être agissante à grande échelle pour venir en aide aux élèves, et les enseignants aussi”. Dans le même ordre d’idée, l’orateur exige la revalorisation des salaires des enseignants ainsi que leurs primes. “Durant les années 90 le salaire était de l’ordre de 450 $ et maintenant il n’est que de 150 $, malgré la bonne embellie économique”. Pour ce qui est de l’octroi des livres scolaires pour les enfants des enseignants, le leader du Snapest, l’estime comme mesure favorable mais insuffisante. “Réellement, c’est pour un enfant de chaque couple, et ce n’est pas ce qui a été mentionné lors du tapage médiatique”. La réforme du système éducatif est longuement commentée par le syndicaliste Meriane. “L’année prochaine, pour cela on demande une deuxième session pour l’année 2006-2007 et celles d’après” Pour argumenter sa conception, l’animateur de la conférence, déclare que “les recalés de cette année sont ceux qui ont étudié avec l’ancien programme et seront l’année prochaine face à un programme nouveau et par ricochet des sujets qu’ils n’ont jamais vus”. Les nouveaux ouvrages édités par le ministère sont aux yeux de l’orateur, des livres dignes de pays développés. Sur un autre chapitre et s’agissant du côté organique, M. Meriane, la structuration de son syndicat dépasse actuellement leur espérances “franchement, on est à plus de 30 % du Pest existant sur le territoire national, après 6 mois d’existence”. Enfin, notre interlocuteur, souhaite voir le Snapest participer à l’élaboration et l’enrichissement du statut particulier du Pest, une revendication promise par la tutelle.

Salah Benreguia

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