Le casse qui a eu lieu en plein jour en plein centre de Béni Maouche, de surcroît à une heure de grande affluence, est venu à point nommé interpeller les pouvoirs publics sur l’absence totale de sécurité sur tout le territoire de la commune. En effet, nonobstant les quelques timides apparitions de la gendarmerie locale et les descentes inopinées, mais souvent fructueuses de la brigade mobile de Seddouk, aucune présence d’un quelconque corps de sécurité n’est à signaler. Cependant, si l’on juge le fait que la brigade de gendarmerie de Béni Maouche couvre cinq communes avec un effectif très réduit et l’enfermement éternel de la garde communale dans son siège, on pourra avancer sans risque de se tromper que la sécurité des biens et des personnes n’est assurée que par des anges-gardiens qui relèvent de l’utopie. C’est donc après les vols de voitures, les agressions et autres petits larcins nocturnes, que les voleurs commencent à agir en plein jour et à visage découvert dans une contrée où l’anarchie est devenue légion. Des bruits circulent aussi sur l’arrivée à Béni Maouche de quelques individus étrangers à la région qui ont ramené dans leurs bagages quelques centaines de faux billets qu’ils ont commencé à écouler timidement sur le marché local. En l’absence de tout système de contrôle, les commerçants victimes de cette arnaque ne se rendront compte de la supercherie qu’une fois arrivés à la banque pour déposer leur pécule. Une sensibilisation dans ce sens serait bénéfique à plus d’un titre et éviterait tant de maux en attendant que les malfrats qui agissent avec une facilité déconcertante soit neutralisés. Un bref état des lieux nous fait dire qu’en attendant l’achèvement des travaux de construction du siège de la Sûreté de daïra, dont les travaux de terrassement viennent à peine de commencer à Béni Maouche, c’est le branle-bas du sauve qui peut et du… après moi, le déluge. Dont acte !
A. A.
