En effet à Seddouk les gérants de cybercafés comme les internautes, ces laissés pour-compte, doivent prendre encore leur mal en patiente suite à l’interruption de la connexion internet qui selon Belamri, l’un des gérants, dure maintenant depuis une dizaine de jours. « Quand l’ADSL a fait son apparition à Seddouk, j’étais parmi les premiers à m’y abonner. J’ai engagé une somme faramineuse pour améliorer les prestations de service tout en diminuant le prix de l’heure de la connexion. J’ai renouvelé pour cela l’ensemble des PC en installant même des écrans plats. Et tout allait pour le mieux jusqu’au 21 août date à compter de laquelle la connexion devenait insupportable avec des coupures récurrentes qui duraient des heures. Et deux jours plus tard, c’est la totale avec une coupure de la connexion qui s’installe dans la durée », dira ce gérant qui ne décolère pas et qui n’y va pas avec le dos de la cuillère pour deconcer le mutisme des structures de l’ACTEL d’Akbou, de Béjaïa et de Sétif, auxquelles il a envoyé des réclamations mais qui sont restées à tous les niveaux lettre morte. « J’ai téléphoné le 21 août à l’ACTEL d’Akbou qui m’arépondu que cette panne les dépasse. Le même jour j’ai faxé une demande de réclamation à leur tutelle à Béjaïa leur expliquant que c’est mon gagne-pain et que je ne peux rester longtemps sans travailler. N’ayant pas reçu de réponse au bout de trois jours, j’ai saisi alors en date du 24 août par fax leur direction régionale de Sétif. Et malgré toutes ces réclamations adressées à différents échelons de la hiérarchie, Seddouk demeure coupé du reste du monde concernant le Net », deplore-t-il. Continuant sur sa foulée, ce gérant, la mort dans l’âme, devant l’indifférence de son fournisseur d’accès explique comment il est obligé d’abandonner le système Farwi pour s’abonner au système JSL. « Je suis abonné à présent à Farwi un système qui s’avère saturé et qui a montré ses limites par des perturbations récurrentes suivie d’une coupure qui dure maintenant des « lustres ». Cet abonnement je l’ai payé pourtant 18 000 dinars mais je dois l’abandonner sans pouvoir prétendre au remboursement, et ce pour m’abonner au système JSL. J’aurai encore d’autres dépenses à engager. Je dois refaire toute l’installation intérieure et acheter un modem au marché noir car cet appareil se fait rare sur le marché », abonde-t-il. Ce gérant ne terminera pas sans dire que si cette panne dure, son commerce va droit à la faillite. « Je paye 18 000 DA d’abonnement, 12 000 DA de salaire pour un employé et 10 000 DA de loyer du local soit au total 40 000 DA mensuel alors que mon commerce est à l’arrêt depuis plus d’une dizaine de jours et je ne sais pour combien de jours, de semaines ou de mois cela durera. Que dois-je faire ? » Telle est la question qu’il a posée aux services de l’ACTEL dans sa lettre de réclamation. Ce qui est navrant c’est que les internautes de Seddouk pour les soirées ramadanesques, au lieu de passer d’agréables moments de détente devant leurs micros, vont aller chercher ce plaisir ailleurs ou flâner en ville pour tuer le temps.
Achthoug
