l Omar Guatlatou, Dorbiha Ya Chibani, Malha. C’est à travers ces œuvres que K-Reem Chaker préfère se présenter dans son nouvel album, Algérie debout, qui est sorti chez Soli Music. Très originale, la façon dont K-Reem aborde son œuvre. Un album métissé de plusieurs influences musicales dont le raï, hip-hop, l’oriental ainsi que de l’occidental. Cet artiste, auteur compositeur et chanteur algérien réside en France depuis son très jeune âge. Il revient en Algérie pour offrir, nous a-t-il dit, dans un point de presse qu’il a organisé, hier à Alger, de « l’oxygène », aux Algériens. Dans ce produit, K-Reem aborde, malgré lui, nous dit-il, la politique dans ses textes même s’il refuse d’embrasser une telle carrière. Dans un titre qu’il intitule Babor Tassili, il s’adresse à Nicola Sarkozy, pour s’opposer à ses idées par rapport au programme qu’il présente dans le dossier immigration. Il parlera aussi, essentiellement de son Algérie, où il raconte la décennie rouge du terrorisme. K-Reem insiste pour rappeler qu’il était toujours présent avec les siens, dans cette dure période. « Je ne profite pas du retour de la paix pour crier » Algérie debout », en 2006, « je ne cherche pas à commercialiser cet album mais plutôt le relancer car il était, déjà sorti en 1993 », précise t-il. Ce jeune artiste dont la carrière reste prometteuse est né à Oran. Il vit depuis 1980 à Saint-Denis. Il réalise le premier single Kheiti, en 2000, chez Universal. Kheiti est mis en œuvre à la rythmique chaude et aux sonorités hip-hop. Il s’exile, par la suite, aux Etats-Unis pour rénover son univers. K-Reem est également comédien et chorégraphe. On le trouve dans Taggers, un long métrage réalisé par Cyril Collard, puis à Pékin dans le spectacle d’Yves Pépin, « Le fils du feu et la fille de l’eau », où il tient le rôle principal. K-Reem enchaîne les chorégraphies de plusieurs clips dont celui de Khaled dans Didi, Art Mengo, Gypsy King, Fadela-Sahraoui ainsi que d’autres. Il sortira après un album qui s’intitule Djenneba et qui se vendra à plus de 55 000 exemplaires. Il informe vers la fin qu’il souhaiterait travailler dans son pays en même temps qu’en France. Le nouvel album qu’il vient de médiatiser, chez Soli Music, est disponible à 150 DA sur le marché algérien. Il dira que l’argent qu’il recevra de Alger debout sera offert aux démunis, en Algérie.
Fazila Boulahbal
