l Les jeunes du village Tibouamouchine, une agglomération de 2. 200 habitants que nous n’avons pas l’habitude de voir sur la carte de géographie ou dans les manuels scolaires, ont fait des miracles cette saison en nourrissant en joueurs de talent l’équipe fanion de Seddouk, un club évoluant en régionale III du centre. Ces jeunes, qui sont à féliciter, ont tout le mérite de sortir de l’anonymat leur patelin qui est appelé à être connu. En effet, cette bourgade reculée et isolée a produit déjà dans le passé des jours réputés, à l’image de ceux qui ont fait la saison écoulée le bonheur de l’ES. Béni Maouche. Cette saison, les dirigeants du RC. Seddouk, un club qui a connu une érosion dans l’effectif, avaient cette intelligence d’aller puiser dans ce village 5 ou 6 joueurs, parmi eux les frères Ait khelifa et Benmahrez. Pour leur préparation d’avant l’entame de la saison, ces joueurs, renforcés par les jeunes du villages, organisent des rencontres intervillages. Ce vendredi, dernière ligne droite des vacances scolaires, ils ont livrés deux matchs. Le premier contre l’équipe du village de Seddouk Oufella qu’ils ont battu sur le score de 2/0 et le deuxième contre l’équipe de Seddouk Ouadda qui les a tenus en échec en les forçant au partage des points avec un festival de 8 buts, 4 de chaque coté. Les jeunes adeptes du sport d’Amdoune N’Seddouk ne respirent que du football et, durant les jours fériés, chaque après midi ils foulent crampons aux pieds la pelouse du terrain d’Alhouch pendant que les moins jeunes supporteurs, tout au tour du stade, électrisent les rencontres par des ambiances festives où se mêlent derboukas, clairons et chants
L. Beddar
