Peut être n’a-t-on jamais entendu parler de Green-peace et de ses multiples actions dans le monde afin de sauver cette planète des griffes de la pollution, mais à Bouira ou même dans sa proche périphérie, la situation est plus que catastrophique. Cependant et fort heureusement, une frange de cette société s’inquiète du danger qui guette l’environnement. A ce titre, le Club Vert de Haizer qui est une association écologique défendant la protection de l’environnement a tenté à maintes reprises d’attirer l’attention et des autorités locales et la direction de l’environnement pour sensibiliser l’opinion publique sur l’ampleur de la pollution. Dans une déclaration faite par ce club écolo qui dresse un tableau peu reluisant de l’environnement à Haizer, les autorités seraient restées indifférentes face aux multiples doléances adressées à qui de droit, et à leurs nombreuses correspondances. Cela dit, les adhérents de ce club sont déterminés à résoudre le problème malgré “…le laisser-aller des autorités ainsi que le laxisme des habitants de cette localité qui laissent les ordures traîner un peu partout dans la ville sans se soucier des conséquences qui peuvent s’avérer néfastes sur la santé publique”. Les rédacteurs de cette déclaration vont plus loin en pointant un doigt accusateur en direction des commerçant peu soucieux qui étalent leur marchandise anarchiquement en laissant derrière eux des tas d’immondices qui s’apparentent à de petites décharges. Ce qui reflète une mauvaise image de cette ville, ainsi que celles des autres grands villages de la commune qui souffrent du manque d’hygiène, notamment à cause de l’absence du ramassage quotidien des ordures et des détritus abandonnés sur la voie publique. Devant la détérioration progressive de l’environnement aussi bien à l’intérieur de la ville de Bouira que de ses environs, ce groupe de militants a réagi avec virulence en dénonçant le danger de pollution “…Car une grande majorité des réseaux d’assainissement se dévere directement dans des oueds polluant la nappe phréatique et le barage Boussardoune”. Signalons que ces réseaux sont dépourvus de bassins de décantation. Toujours dans le même document, les adeptes de Bacchus sont désignés comme étant les principaux coupables de la dégradation du paysage. Citée comme exemple, la route nationale n°33 reliant Bouira à Tikjda est devenu un endroit favori pour les buveurs d’alcool qui laissent des bouteilles et autres déchets qui jonchent le sol. Les écologistes de Haizer ne se contentent pas d’informer la population sur les dangers et les risques qu’elle encourt, ils proposent des solutions. Ainsi les membres de cette association verte suggèrent de réaliser, pour chaque réseau d’assainissement, une fosse de décontamination dans le but d’éviter les maladies infectieuses et autres MTH. Des projets réalisables à condition de trouver une oreille attentive. Une oreille et même plusieurs pour que cette catastrophe écologique ne continue pas et surtout ne s’inscrive pas dans le temps. Plusieurs journées de sensibilisation ont été programmées durant cette année et il est temps maintenant que des mesures concrètes soient prises à l’encontre des pollueurs qui agissent en toute impunité. Sensibiliser c’est bien, mais agir c’est mieux, surtout lorsqu’il s’agit de la protection de la nature et de préservation d’un environnement sain à léguer aux générations futures.
L. O. A.
