“Un manque à gagner de 42 milliards de dollars”

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Propos recueillis par notre envoyée spéciale à Dubaï, Wassila Ould Hamouda

La Dépêche de Kabylie : Hors de ce festival de Dubaï les participants se sont attardés sur la désertifcation, peut-on avoir plus de détails ?ll En effet, nous avons évoqué ce sujet avec beaucoup d’insistance. Ce dossier figure parmi nos préoccupations majeures, car il y a plus d’un milliard de personnes qui vivent dans les villes et qui sont menacées par ce fléau. Ce festival de Dubaï constitue, pour nous, une opportunité primordiale. D’ailleurs, ce festival est considéré comme étant un prélude à l’année 2006 qui a été proclamée Année des déserts, c’est une occasion pour réfléchir conjointement et sortir avec des recommandations à même de réduire l’impact de la désertification, notamment sur le plan économique. Je tiens à vous signaler que l’opération relative à la lutte contre la désertification génère un manque à gagner de 40 milliards de dollars à l’économie mondiale.

Justement dans ce cadre, peut-on savoir si l’ONU a déjà prévu une enveloppe financière pour accompagner l’opération de prévention ?ll Nous ne pouvons pas donner une estimation globale, chaque pays a ces spécificités. L’Algérie, par exemple, a des ressources qu’il lui permettront de faire face à la désertification. L’objectif de notre rencontre aujourd’hui dans le cadre de ce 2e festival des déserts du monde est de se concerter et d’expliquer aux pays concernés par ce fléau qu’il leur appartient d’identifier leurs besoins et leur plan d’action pour mener la lutte efficacement. Donc, il n’y a pas de programme global, ni de budget global. C’est à eux d’élaborer leur plan d’action en prenant en compte, bien sûr, les exigences de leurs partenaires que ce soit sur le plan interne ou externe. La désertification est un problème interne avant tout. Sur ce plan l’Algérie a d’ores et déjà identifié son planning et a même dégagé un certain nombre d’axes prioritaires. L’Algérie est considérée d’ailleurs comme étant l’initiatrice et le leader de la lutte contre la désertification.

Vous avez désigné Chérif Rahmani comme étant l’ambassadeur de l’Année des déserts 2006. Quel commentaire faites-vous ?ll Nous nous attendons de l’Algérie avec M. Chérif Rahmani à travers la fondation Déserts du monde de voir ce qu’il y a lieu de faire pour cette année 2006. Les programmes sont en train d’être élaborés et les thèmes sont également identifiés. Les travaux vont se baser sur les conventions nationale signées en 1992 par plus de 191 pays. Dans cette convention, nous avons demandé aux pays membres de mettre en place des programmes, régionaux et sous-régionaux favorisant la coopération notamment dans le cadre de l’utilisation conjointe des ressources naturelle, et également dans le cadre de la prévention de la biodiversité et le renforcement des capacités de reproduction de chaque pays.

W. O. H.

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