»Un contrôle rigoureux se fait aux frontières »

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« Les débats de l’entreprise « , lors de sa première édition, jeudi passé, a consacré deux tables rondes au marché de la boisson (sodas et jus). En effet, cette rencontre a été marquée par un débat riche et parfois contradictoire, où plusieurs professionnels de la boisson et un représentant du ministère du Commerce sont intervenus. Une occasion pour les patrons de ces entreprises de mettre en relief les dysfonctionnements du secteur, notamment au niveau des importations des boissons et sodas dans notre pays. L’absence totale de contrôle au niveau des frontières porte préjudice à la santé du citoyen.  » Concernant l’importation, des contrôles rigoureux s’imposent car il y va de la santé des consommateurs « , ont-ils martelé. Par ailleurs, les producteurs de boissons sont unanimes à relever  » l’absence de stratégie  » dans le secteur et  » la faiblesse des aides de l’Etat accordées aux exportateurs « . Pour sa part, le représentant du ministère du Commerce, Ouali Yahiaoui, s’est félicité de la qualité et la diversité des produits en Algérie. Selon lui,  » on est loin des produits non identifiés -Ovni – commercialisés dans des bouteilles à la propreté douteuse il y a quelques années  » et d’ajouter qu’ « il faut continuer dans cette lancée et l’Etat est disposé à vous aider dans toutes vos démarches du processus de fabrication à l’acte d’exporter « , a-t-il affirmé devant un parterre de fabricants de boissons. S’agissant de contrôle de la qualité des produits importés, M. Yahiaoui a répliqué aux déclarations des professionnels, soulignant que  » les produits importés sont traités et contrôlés au même titre que les produits alimentaires et un prochain décret élargira ce contrôle aux produits industriels  » avant d’ajouter que  » l’Etat veille à la santé des consommateurs « .Le représentant du ministère du Commerce a appelé les producteurs à améliorer davantage la qualité de leurs produits au lieu de dénigrer le rôle de l’Etat en matière de contrôle. Chiffre à l’appui, il déclare que sur 1 260 échantillons de boissons contrôlées dans les laboratoires en 2005, 423 ne répondent pas aux normes de qualité, c’est-à-dire que  » sur dix bouteilles consommées, quatre sont de qualité douteuse et peuvent présenter un danger aux consommateurs « , a-t-il relevé. Pour mémoire, le secteur des boissons a représenté un chiffre d’affaires de 34 milliards DA en 2004 et emploie 15.000 travailleurs en Algérie. La production est assurée par 35 unités pour les eaux minérales, 235 unités pour les eaux gazeuses, 44 unités pour les jus en plus de 800 embouteilleurs. Signalons enfin qu’on a noté lors de cette rencontre la présence des responsables de Hamoud Boualem, Vita-jus, Pepsi, Coca-cola, Jus Rouïba.

S. B.

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