355 bénéficiaires de l’habitat rural

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Dans une commune où le logement social est quasi inexistant, la seule issue pour les demandeurs de logement reste incontestablement la formule d’aide à l’auto-construction qui a permis et permet encore à beaucoup de citoyens d’acquérir un toit, et ce en dépit des aléas de tout acabit.Assi Youcef, et compte tenu de la non-disponibilité du logement social, du moins pour le moment, a bénéficié dans le cadre de l’aide à l’habitat rural, programme quinquennal 2005/2009, d’un quota de 370 aides. A l’heure actuelle, 355 demandeurs sont titulaires de décisions d’éligibilité et dont les noms sont affichés au siège de l’APC, selon M. Djamel Saïdani, vice-président d’APC, en attendant la signature des cahiers des charges permettant d’obtenir les attestations d’avancement des travaux.Ces mêmes attestations ont été, par ailleurs, délivrées à 13 bénéficiaires, leur permettant de se faire débloquer la première tranche de l’aide, qui est de la valeur de 10 0000 DA (dix millions de centimes). Selon le même responsable, 544 dossiers sont au niveau de la DLEP, 11 dossiers rejetés pour une raison ou une autre, comme ceux ayant déjà bénéficié de l’aide à l’auto-construction auparavant, ou autres cas. “352 décisions, précise-t-il, sont déjà signées et transmises à la CNL, 132 permis de construisant délivrés à ce jour, ainsi que 240 certificats de possession qui restent deux pièces maîtresses dans le dossier”. M. Saïdani ajoute que 3 “citoyens ont désisté faute de pouvoir remplir les conditions, à l’exemple de fonds nécessaires pour démarrer les travaux, un préalable pour bénéficier de la première tranche de l’aide”. L’impossibilité de pouvoir obtenir le permis de construire ou le certificat de possession peut également constituer une raison de désistement. 96 candidats à cette aide sont en cours de travaux (fondations, fouilles, etc), soutient notre interlocuteur.Cependant, la grande majorité de ces citoyens a entamé ses travaux avec des dettes contractées pour se payer les matériaux de construction ou encore la main d’œuvre et affirment être en difficulté financière, tant que la première tranche ne parvient pas à temps.Et si l’Etat s’engage corps et âme dans la réussite de ce programme, afin d’atténuer un tant soit peu ce problème de logement, il se doit d’accélérer et faciliter les procédures pour l’attribution des documents et la signature des cahiers de charges, quant on sait que beaucoup ont achevé les travaux de la première étape et attendent la signature de ces cahiers des charges pour se faire débloquer la première tranche.

Salem Amrane

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