Un peu plus de deux semaines se sont écoulées depuis la rentrée scolaire et la majorité des CEM de la daïra de Boghni font toujours l’objet d’un manque de professeurs de français. Plusieurs classes sont donc privées de cours et les directeurs des mêmes établissements sont en quête de « l’oiseau rare », en l’occurrence les licenciés en français ou même en anglais, puisque les licenciés dans la langue de Shakespeare sont autorisés à enseigner le français, ce qui n’est pas le cas pour l’inverse. Par ailleurs, ces mêmes directeurs attendent les résultats de l’examen des enseignants stagiaires, d’où les postes actuellement vacants, dans la mesure où des candidats reçus sont originaires de la région. Mais quand on sait l’horaire actuel faible de la langue de Molière, on ne peut que s’inquiéter du niveau des élèves concernés par cette attente. Et ce retard n’est pas fait pour arranger les choses convenablement, à moins de croire à l’adage populaire de chez nous qui dit : « Koul aâtla fiha lkhir ». Au retard que peuvent cumuler ces élèves, s’ajoute la perturbation dans les emplois du temps qui laissent des vides pas faciles à gérer dans certains cas, particulièrement dans des établissements souffrant de manque d’adjoints d’éducation. Ceci dit, la rentrée ne s’est pas déroulée dans des conditions saines, sachant que toute perturbation et tout retard dans le programme se répercutera sur les résultats des élèves en fin d’année.
Salem Amrane
