Au grand dam des riverains de l’ex-siège de l’unité de Protection civile de M’chedallah, l’infrastructure partiellement démolie ne cesse de constituer un point noir revêtant un caractère d’urgence et soulever des vagues chez les citoyens qui y voient un laisser-aller sans précédent de la part des autorités. Ce lieu qui se dégrade davantage au fil des jours demeure un interstice abandonné en plein cœur de la ville pour constituer un coin où toutes sortes de déchets s’amassent. Suite à l’intervention de quelques riverains et d’autres habitants jaloux de l’image de leur ville, ayant attiré notre attention à ce propos, nous nous sommes adressés aux responsables municipaux qui sans être précis sur la raison de cet abandon, pour le moins injustifiable, nous ont informé que des propositions ont déjà été formulées pour l’aménagement de cet espace. Nos interlocuteurs parlent d’un projet qui consiste en la réalisation d’un bloc d’habitation de cinq étages en plus d’un ensemble de locaux de commerce au rez-de-chaussée. Par ailleurs, nous avons appris qu’une autre proposition émanant cette fois-ci d’un privé et consistant en la réalisation d’un hôtel sur le même site avait été reçue depuis déjà quelques mois, mais sans que des suites soient données à ce projet qui est pourtant prometteur dans la mesure où la ville de l’ex-Maillot ne dispose d’aucune infrastructure de ce genre. Nos sources assurent que ce projet est déjà mis aux oubliettes, d’autant que les responsables locaux n’y prêtent aucune attention pour ainsi formuler d’autres propositions qui sont en porte-à-faux avec ce projet. Enfin, force est de constater que cet interstice donne une très mauvaise image d’autant qu’il est situé sur la route principale qui traverse le centre-ville de M’chedallah, ce qui nécessite des mesures appropriées pour son occupation et exploitation adéquates. Il va sans dire que cela va donner un nouvel espace pour un investissement dans une ville où les problèmes du foncier ne cessent de se poser avec acuité.
Lyazid Khaber
