Après un calvaire qui aura duré trois ans, les derniers sans-abris de Bir Slam ont pu enfin être recasés, c’est hier dans la matinée, qu’ils ont plié bagages sans regrets, ni un regard en arrière, pour regagner leurs nouvelles demeures. Vingt familles ont été recasées à Ihadaddène au 200 logements, quatorze à la pépinière et deux au quartier Seghir.
Ce lot de 36 familles fait partie, rappelons-le d’un ensemble composé d’une centaine, qui à la faveur des évènements du Printemps noir a squatté des appartements que les pouvoirs publics tardaient à affecter. Puis vient le jour funeste où ils ont été mis dehors « manu milétari. D’errance en errance, ils finissent par élire domicile à Bir Slam, sur un terrain marécageux et dans des caves à Tala Ouriene, avec pour seul abri des tentes de fortune, faites de bric à brac : couvertures, draps, plastiques… Une quarantaine de familles, plus chanceuses, ont pu bénéficier d’un recasement par l’ancienne équipe municipale… Il y a deux mois, le P/APC actuel a pris l’engagement d’éradiquer le squat de Bir Slam. Aujourd’hui, c’est chose faite ! C’est pour Béjaïa une victoire sur la précarité et pour les sans-abri, l’assurance d’une vie plus décente.
M. R.
