Vente de poissons dans des conditions déplorables

Un vieil arrêté communal interdit toute vente de sardines et autres produits de mer au-delà de 10 heures et exige des conditions draconiennes en matière de prophylaxie et d’hygiène. Il n’en demeure pas moins que cette règle est tout bonnement bafouée ! En effet, que ce soit au niveau des deux chefs-lieux communaux (Souk El Khemis et Souk El Ténine) ou encore au niveau des placettes villageoises, les vendeurs de poissons ne se soucient guère de la santé publique en procédant quelquefois à la vente au rabais de leurs produits en des heures tardives de la journée. Les prix arrivent souvent à descendre le cap des 10 dinars ! Et ce n’est fortuitement que les vendeurs cèdent ces fameuses sardines avec de tels prix. Tout le monde se souvient du botulisme, cette maudite pathologie qui a défrayé la chronique en 1998 à l’est du pays en faisant plusieurs victimes suite à la consommation du casher avarié. La leçon ne semble pas avoir été apprise, hélas ! A Maâtkas, toutes les mises en demeure des autorités locales envers les marchands de poissons sont restées vaines ! L’absence, encore une fois, des services de sécurité dans la région, favorise ce genre de commerce dangereux pour la santé, surtout en cette période où la chaleur est toujours omniprésente. La société civile est donc interpellée pour être vigilante et doit, par ricochet, bouder tout produit suspect en se fichant du rabais des prix. Il y va de la santé publique.

I. L.