A l’occasion du 25ème anniversaire du Printemps berbère, la maison de jeunes des Ouadhias a concocté un programme riche et ambitieux, à la hauteur de l’événement.La semaine culturelle a lieu du 16 au 20 avril. Une exposition diversifiée a mis en exergue la production des jeunes talents locaux, à l’image de Smina Bedek qui a exposé une série de motifs berbères suivis de leur explication, des poteries, des robes berbères confectionnées dans l’atelier de la maison de jeunes, dessins et peinture de Chaouchi venu de Tizi Ghenif pour la circonstance.L’autre volet de l’exposition se rapporte aux photos des évènements du Printemps 2001, baptisé par le génie populaire, “le Printemps noir”, livres et journaux se rapportant à la culture amazigh, ainsi que des coupures de presse. Le volet animation de ces journées, fait honneur au 4ème et 7ème art.Des projections de films sont prévues. Il s’agit du film La “montagne de Baya” de Azedine Medour, “Machao” de Belkacem Hedjadj, et un peu d’humour tout de même, avec une projection vidéographique de Med Fellag. La production qui a retenu le plus l’attention, et qui a drainé le plus de monde, est la pièce de théâtre “Blanche Neige et les 7 nains”, une adaptation en tamazight du célèbre conte, par l’association culturelle Tighri d’Aït Yahia Moussa. Plus de 400 enfants, accompagnés de leurs parents pour certains, ont assisté à ce spectacle.Deux jeunes filles, de l’atelier de couture ont bien voulu nous donner leurs impressions : Melle Anissa “Ici nous apprenons la peinture sur le daim, la décoration sur soie, le tout pour participer à notre manière à la promotion de la culture berbère, sous ses différents aspects”.Melle Nedaf, responsable du même atelier qui nous a rejoint, enchaîne. “J’ai dans mon atelier 30 stagiaires, dont la plupart n’ont pas de niveau scolaire.Je leur apprend la confection de la robe kabyle traditionnelle, mais modernisée”. Il s’agit de la robe dite “Tigihlit” des Ouadhias, et “Assarou” d’Agouni Gueghrane. A leurs manières, ces jeunes filles sont en train de perpétuer la tradition kabyle, et participent même à sa modernisation, par le biais de la robe notamment, qui a tendance de plus en plus à se moderniser. Les autres styles des différentes régions du pays ne sont pas en reste de cette formation. Melle Nedaf enseigne aussi d’autres styles à savoir le karakou (mode algéroise), fetla (mode constantinois). Melle Nedaf termine par ce souhait “que la formation de mes stagiaires soit sanctionnée par un diplôme reconnu”.
M. Ouaneche
