Les taxis d’Aït Yahia en quête de station

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Le problème de l’absence de stations de véhicules de transport de voyageurs, tous types confondus, se pose avec acuité à Ain El Hammam. Les chauffeurs de fourgons ou de taxis se plaignent de l’exiguïté de l’espace qui leur est réservé.

Ainsi, les fourgons à destination de Menguellet arrivent difficilement à se frayer une place, au moment du chargement de leur clientèle. De l’autre côté, et pour rejoindre l’aire de départ, les véhicules desservant Tizi Ouzou et Larbaâ Nath Irathen sont obligés de gêner et parfois bloquer la circulation, pour exécuter une multitude de manœuvres. Les toxines de la ville, eux, n’arrêtent pas de se plaindre du manque de place alors que ceux d’Aït Yahia demandent tout simplement qu’on leur réserve à eux aussi, un endroit d’où ils peuvent prendre leurs clients. Ce problème se pose surtout pour les véhicules reliant Michelet aux villages d’Aït Hichem, Ait Ziri et Aït Antar. “Nous créons souvent des embouteillages au moment de la montée ou de la descente des passagers. C’est au milieu de cette rue déjà étroite que mes collègues et moi sommes contraints, de faire demi-tour” avoue Si Saïd un de ces taxieurs. Il est inutile d’insister sur les désagréments que ces manœuvres et les stationnements anarchiques causent à la fluidité de la circulation et à la paix des riverains. La quinzaine de taxis n’est pas la seule à créer des embouteillages au niveau de la rue d’Aït Yahia. Nos interlocuteurs se plaignent aussi des clandestins qui viennent, disent-ils, de partout nous “chiper” “la clientèle qui nous revient de droit puisque, contrairement à eux, nous payons et nos impots et l’assurance des voyageurs.” Après avoir saisi le président d’APC d’Aïn El Hammam, seul habilité à trouver la solution au problème, les “taxieurs” plaignants se sont tournés vers le président d’APC de leur commune de résidence, lui demandant d’intercéder en leur faveur auprès de son collègue.

Pour l’heure, les promesses qui leur ont été faites tardent à se concrétiser. Cependant, il faut se rendre à l’évidence. L’organisation de la circulation de la rue d’Ait Yahia doit être revue, tôt ou tard, vu le nombre de véhicules qui l’utilisent. C’est peut-être l’occasion de “faire d’une pierre deux coups”.

N. B.

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