Le GSPC intensifie ses activités au Centre du pays

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L’acte terroriste perpétré avant-hier à Boghni, une localité située dans la grande Kabylie entre les wilayates de Tizi-Ouzou, Boumerdès et Bouira, vient de marquer une nouvelle fois la présence d’un important groupe de terroristes relevant du GSPC, qui a redoublé de ses activités dans cette région. En effet, l’impressionnante opération militaire organisée par les forces de L’ANP dans la partie sud du Djurdjura, suite aux attentats meurtriers qui ont coûté la vie à 11 militaires prés de la localité de Adjiba, relevant de la wilaya de Bouira, quelques mois avant le Ramadhan, était un signe avant coureur du replis des groupes du GSPC de Abdelmalek Droudkal, dans cette région suite aux coups de buttoir qu’ils ont reçu dans la wilaya de Béjaia, notamment du côté de Toudja. L’attentat ayant ciblé des policiers à El-Kseur n’était qu’une ultime tentative du groupe encore en activité dans cette localité pour desserrer l’étau sur leurs acolytes, ciblée par des opérations de ratissages successives dans la partie sud du Djurdjura.

L’ex-zone II du Gia transformée par Hassen Hattab qui a marqué une pause pour son activité suite au referendum ayant plébiscité la Charte pour la paix et la réconciliation, dont des informations non encore confirmées avaient signalé son retour au maquis, est en phase de devenir la place forte du GSPC.

Déjà et depuis le mois de Ramadhan, les attentats terroristes perpétrés dans la seule wilaya de Boumerdes ont fait pas moins de 10 morts, illustrant ainsi le regain d’activités des groupes affiliés au GSPC dans cette wilaya limitrophe de la wilaya de Tizi-Ouzou. Cette dernière n’est plus utilisée par les groupes de l’Emir Abdelouadoud (Abdelmalek Droudkal) comme une zone de replis. Elle s’est en effet, transformée en zone d’activité même après l’élimination de l’Emir zonal Mouloud El Farmach.

Ainsi donc, le périmètre englobant la wilaya de Boumerdes, Bouira et une partie de la wilaya de Tizi Ouzou connaît une dense activité terroriste où plusieurs actes ont été perpétrés depuis le début de Ramadhan.

Dans la localité de Chabet El Ameur, située à 35 Km du chef lieu de la wilaya de Boumerdès, 3 militaires et deux civils ont été tués le samedi passé lors d’un faux barrage. Prés de Boumerdes, le lendemain, lors une attaque terroriste qui a ciblé un convoi d’explosif, 3 gendarmes étaient blessés.

Déjà au début de Ramadhan, un attentat à l’explosif a pris comme cible une voie ferrée à Mizrana, située entre la gare d’Aomar et Kadiria dans la wilaya de Bouira. Treize wagons vides ont été renversés. Cet attentat a été attribué par la presse nationale au terroriste Kezouit, un ancien du GIA, qui a rejoint le GSPC de Hassen Hattab.

Le même jour un attentat a coûté la vie à deux gardes communaux prés de la localité de Chabet El Ameur.

Ces attentats terroristes dont le dernier en date a coûté la vie à un policier à Boghni, et causant des blessures à sept autres personnes, marquent ainsi le refus du GSPC de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, dont les délais d’application ont fait l’objet d’une polémique le long du mois de septembre passé. Devant le silence officiel sur le bilan effectif de cette charte, en dehors du chiffre avancé par le ministre de l’Intérieur, Monsieur Yazid Zarhouni, qui a avancé le chiffre de 300 terroristes « repentis », les groupes du GSPC implantés dans le centre du pays, notamment dans la wilaya de Boumerdes, où le racket des citoyens est devenu récurrent, et aussi l’intronisation d’un nouveau Emir de cette organisation dans l’ancien bastion de Madani Mezrag, redoublent ces derniers temps de leurs activités, augurant d’autres jours sanglants pour ces régions et confirmant encore l’hypothèse du recours du GSPC au recrutement des membres de ses réseaux de soutien.

Hadj Bouziane

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