Parmi les nouvelles dispositions du projet de loi de finances pour l’année 2007, figure l’interdiction de l’importation de pièces de rechange usagées.
Si ce produit, importé jusque-là en toute légalité a pu rendre des services à beaucoup d’usagers, en leur proposant des pièces à moindre coût, il faut dire aussi que ces pièces, quand elles sont vraiment usagées, peuvent s’avérer dangereuse pour le même usager et sont entourage. Il vrai que lorsqu’on est un modeste automobiliste et qu’on arrive à peine à s’en sortir avec l’essence et les frais d’entretien, l’achat d’une pièce lourde est une dépense très onéreuse : un disque d’embrayage, une boite à vitesse ou même des pneus peuvent paraître insupportables pour un petit budget. On a connu l’engouement pour les pneus rechapés, des pneus crevés et parfois irrécupérables sur lesquels on fait tenir une couche de plastique qui, en fait, ne tient qu’un temps ! Gare à la crevaison brusque, voire l’éclatement qui peut provoquer, quand la voiture est lancée, sur la route, des accidents aux conséquences imprévisibles ! Et pourtant, ces pneus, dont on connaissait, dès le départ, la dangerosité, ont été importés par containers entiers et vendus à des milliers d’usagers. Il n’y a pas de doute que l’interdiction des pièces usagers va améliorer la sécurité sur nos routes, elle va aussi encourager la production nationale dans ce domaine.
Espérons que celle-ci va se développer et ne pas laisser le terrain aux produits étrangers qui envahissent le marché et qui ne sont pas toujours de bonne qualité. Aux autorités compétentes de contrôler les produits…
S. Aït Larba
