Revoilà les oiseaux migrateurs

l En ce début d’octobre, les oiseaux migrateurs qui viennent passer l’hiver en Afrique du Nord font leur apparition. Par essaims réguliers, ils arrivent sur les côtes de la wilaya de Béjaïa, du côté de l’Aokas Lota et Souk El Tenine. Cette pause est nécessaire pour ceux qui ont résisté à l’âpreté de la traversée de la Méditerranée. Après quelques jours de repos et de nutrition, ils quittent le bord de mer pour monter vers les montagnes de l’intérieur de la Kabylie. C’est toujours avec joie que les montagnards reçoivent leurs habituels invités. Même s’ils viennent partager la récolte des olives, ils agrémentent leurs marmites et leur chasse constitue un passe-temps agréable. Nombreux sont les Algérois et des Parisiens qui viennent spécialement pour chasser la grive et le stress de ces grandes métropoles. Pour les paysans, ils forment un indice appréciable de réussite de saison. Pour les écologistes et les nostalgiques, l’envol d’un essaim de grives dans un vacarme strident est une preuve que la nature se défend encore contre les agressions de l’homme et son industrie. Un tableau romantique, dans la grisaille hivernale remplit le cœur de joie malgré l’enfer des préoccupations vitales. Heureusement que cette année, il n’y a pas de rumeurs sur telle épidémie qui les a rendus l’année passée effrayants. La vie est faite de cycles de mouvements d’arrivées et de départs, les uns heureux et les autres tristes. Des générations s’emerveillent des nuages de merles qui assombrissent le ciel !

Y. Arab