L’extension de l’ancienne ville de Draâ El-Mizan vers la Nouvelle ville et du côté du sud-ouest, soit du côté du technicum, ne permet plus au citoyen de vaquer à ses occupations aussi aisément et à l’heure.
Aller des tours implantées en face de la pompe d’essence, sur la route de Boghni à l’hôpital Krim Belkacem ou au CFPA demande pas moins d’une heure de marche à pied.
Cependant, les personnes les plus pénalisées, notamment en hiver, sont les lycéens et les enseignants affectés au CEM dit Base 7.
Si l’idée de lancer par les élus locaux un bus qui devrait assurer le transport urbain n’avait pas été concrétisée, en revanche, il nous a été donné d’apprendre que des transporteurs ont déjà déposé leurs demandes afin d’accomplir cette prestation.
“Nous avons déjà délibéré à ce sujet. Onze propriétaires de fourgons ont souhaité bénéficier de cette ligne. Leurs dossiers sont à l’étude. C’est un début de solution à ce problème qui gêne énormément les déplacements de nos concitoyens à l’intérieur de la ville”, nous a confié un élu.
Effectivement, cela a été espéré depuis longtemps par de nombreuses personnes que nous avons approchées. “Pour commencer à huit heures, je dois sortir de chez moi à sept heures. Et dire que j’habite en ville”, nous a dit à ce propos un professeur du technicum.
Quant à ce malade qui a des séances d’hémodialyse à l’hôpital, il doit louer un taxi deux à trois fois par semaine.
Tous les citadins sont pour cette initiative. “Nos enfants, qui étudient au lycée polyvalent, souffrent beaucoup. Ils arrivent à huit heures, époustouflés. N’oubliez pas qu’ils font ce trajet trois fois par jour en aller-retour à raison de six, voire sept kilomètres par trajet car ils n’ont même pas le droit à la demi-pension du fait qu’ils résident dans le périmètre urbain”, a ajouté une autre dame, enseignante au primaire qui a deux enfants au technicum.
Quant au tarif qui sera appliqué, il sera de dix dinars pour tout le circuit lequel sera assuré par un transporteur.
En tout cas, les élus de l’APC comptent faire tout pour que cette idée se concrétise. “Nous avons pensé à cela en 2000. Les évènements successifs qu’a connus la région nous a quelque peu perturbés mais, pour cette fois, je pense qu’elle sera la bonne”, nous a déclaré un autre élu.
Amar Ouramdane
