l Le problème du ramassage scolaire, qui se pose avec acuité au niveau de la commune d’El-Adjiba, n’arrive hélas, pas à connaître son épilogue, et ce en dépit de la disponibilité d’un bus récemment acheté par l’APC. En effet, pour utiliser à bon escient cet autocar de vingt-cinq places, les responsables locaux ont pris attache avec les lycées de Bechloul et M’chedallah où sont scolarisés les enfants de la commune à l’effet de situer les itinéraires que prendra ce véhicule. Ces déplacements, faut-il le dire, seront d’un apport considérable pour la commune, car cela rentre dans le cadre de sa régie et par ricochet, une rente pour ses caisses. Et puis, un soulagement pour les parents qui ne paieront que le demi-tarif du transport et bien sûr une sécurité pour leur progéniture. Néanmoins, si ce dévolu des élus locaux jeté uniquement sur des lycéens arrive à se concrétiser, il faut s’attendre à une résistance de la part de la population qui jusque-là endure les affres de l’éloignement. Il importe tout de même de rappeler que le collège situé au chef-lieu de la commune, l’exemple le plus édifiant, est déserté par tous les élèves issus des villages Azaknoun et Chréâ faute du transport. Ces chérubins, qui devaient normalement suivre leur scolarité dans cet établissement, ont préféré aller à Bechloul pour éviter les tracasseries du transport. Ce qui inéluctablement pourrait se répercuter sur le personnel pédagogique et administratif de ce CEM qui risquerait une compression dans son effectif. D’autres cas similaires sont à signaler au niveau du village Agouilal et Hagui, où les collégiens parcourent des distances considérables. Alors, une décision sage et responsable sur le choix de l’itinéraire est plus que nécessaire car il y va de l’avenir des potaches de la commune.
M. Smaïl
