La commune de Frikat est l’une des municipalités les moins dotées en matière de ramassage scolaire. Quotidiennement, les élèves, qui doivent se rendre à leurs établissements respectifs situés à plus de quinze kilomètres pour certains, se livrent à une véritable gymnastique. Bien que la rentrée scolaire est déjà à plus d’un mois, il nous a été donné d’apprendre qu’ils ne trouvent encore “aucun” moyen de transport. Pour en savoir plus sur cette situation peu commode, nous nous sommes rapprochés du maire de la localité. “C’est un véritable problème. On ne peut pas satisfaire la forte demande car nous devrons assurer le ramassage des élèves vers le chef-lieu, puis vers les lycées de Draâ El Mizan”, tels sont les premiers propos arrachés à M. Arib Amar, car c’est de lui qu’il s’agit, et qui nous explique encore : “Notre parc roulant est vétuste. Actuellement, nous avons un grand bus (V8) en panne.
Deux camions de marque Sonacome K66 et K120 aménagés, dont un en panne, et deux minibus. Je vous assure que nous vivons l’une des situations des plus chaotiques. On ne sait pas sur quel pied danser, car nos villages sont tous loin du chef-lieu”. Effectivement, aller d’Ath Boumaâza à Draâ El Mizan demande au moins soixante dinars à l’aller et soixante autres au retour. Il n’est pas dit que tous les parents peuvent donner cette chance à leurs enfants pour aller étudier.
Les autorités de Frikat attendent un geste des pouvoirs publics afin de régler un tant soit peu ce problème qui n’a que trop duré. L’appel est donc lancé.
En attendant une oreille attentive à cette doléances, les collégiens et les lycéens de cette commune doivent prendre leur mal en patience. Pour ces enfants, rejoindre ces “temples du savoir” relève du casse-tête chinois.
A. O.
