A peine les parents sont-ils sortis des dépenses de la rentrée scolaire que se pointe Ramadhan avec ses dépenses, ses complaisance… et puis c’est l’Aïd qui continue la saignée des chefs de familles.
A tout coin de rue, les jouets sont étalés pour appâter les bambins qui en réclament tout en ignorant les poches de leurs géniteurs. Et parmi ces jouets, beaucoup s’inscrivent dans l’incitation à la violence, et qui sont malheureusement les plus vendus, donc les plus réclamés par les enfants. Epées, pistolets, pétards viennent, bénéfice de leurs producteurs oblige, renforcer la culture de la violence dans notre société dès le premier âge de l’enfant. Et le phénomène le plus frappant ces derniers temps reste celui des pétards qui ne cesse de nous surprendre.
Des calibres assez gros et dangereux viennent garnir le marché du pétard tout en continuant à nous faire croire que ces produits sont interdits par la loi. Alors qu’attend-elle cette loi pour les saisir et en épargner les oreilles des malades.
Avant, du temps où nous étions enfants, ces pétards (les petits) existaient déjà, mais se vendaient à l’occasion de la fête du Mawlid Ennabaoui et l’Achoura, non pas trois mois avant. Aujourd’hui, ces pétards empoisonnent la vie des citoyens sur 5 ou 6 mois. Parfois, leurs utilisateurs vont loin dans leur usage : ils les jetent à la face des passants sans se soucier de l’état de santé de ces derniers, alors que certains risquent de mourir sur le coup, ce que nos responsables à qui échoit de faire respecter la loi ne sont pas sans savoir. Combien faut-il de victimes de ces pétards de la haine pour qu’ils réagissent ?
En attendant, les oreilles « consomment » et subissent les décibels à volonté.
S. Amrane
