Le système du service national pourrait être bientôt réformé. C’est ce qui ressort du moins dans les propos du lieutenant-colonel Bouzeghaia tenus lors d’une communication présentée avant-hier devant la commission de défense nationale du Conseil de la nation. L’officier supérieur du ministère de la Défense a expliqué cette option par le fait de « la désaffection de beaucoup de jeunes qui voient dans ce service une perte de temps », mais aussi à cause de l’insuffisance des «infrastructures de l’armée» devant une affluence de plus en plus « importante » des jeunes. Cependant, le lieutenant-colonel Bouzeghaia a plaidé pour une armée professionnelle qui sera constituée de cadres « disponibles et hautement qualifiés» pour faire face aux exigences d’une armée moderne « où l’élément humain ne compte plus devant la suprématie matérielle ». Le cadre du ministère de la Défense nationale qui a axé son exposé sur la politique de «défense nationale » a précisé qu’aucune stratégie de défense ne peut être efficace « dans un environnement politique complètement hostile » comme c’est le cas de l’Irak qui a payé le prix de son hostilité avec ses voisins immédiats. Il dira également que dans une situation comme celle de l’Irak « c’est la résistance populaire qui doit faire face à la suprématie matérielle » or, a-t-il poursuivi, le peuple irakien n’a pas, ou peu résisté, ce qui a donné « une décadence morale et politique sans précédant dans l’histoire ». Pour l’Algérie, le militaire dira que notre pays est dans un espace géographique qui fait de lui un pays « en éternelle situation défensive ». Pour faire face à cette situation, le conférencier a appelé à une « défense citoyenne » en remplacement de « a défense populaire» qui est révolue. « Notre pays a inspiré sa stratégie de défense de par son histoire » qui a donné aux Algériens « une conception maladive de la souveraineté nationale ».
Ali B
