Nouvelles mesures pour diminuer le taux de mortalité

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Comment diminuer le taux de mortalité maternelle et périnatale ? Comment garantir le droit à la protection de la santé pour les mères et les enfants ? C’est dans ce cadre que s’inscrit le programme national de périnatalité et de néonatologie présenté hier par le professeur Djamil Lebane, chef du service de maternité du centre hospitalo-universitaire (C.H.U) Mustapha-Bacha, en présence du ministre de la Santé Amar Tou.Le programme vise à améliorer la sécurité de la mère et de l’enfant lors de l’accouchement, et à assurer des soins de qualité aux nouveau-nés. « Le programme est un enjeu fondamental de la santé dans le monde et bien entendu dans notre pays. Ce chantier qui est en train de démarrer, nécessite une grande mobilisation non seulement des professionnels de la santé mais aussi la population dans toutes ses composantes », a indiqué le ministre. Les activités du programme concernent trois périodes : Prénatale, pernatale, et postnatale. D’après M.Lebane, le taux de mortalité maternelle est de 96,8 pour 100 000 naissances vivantes. Quelque 600 femmes décèdent chaque année suite aux complications survenues au cours de la grossesse ou lors de l’accouchement, ce taux représente 9% de la mortalité générale. Les causes de ces décès sont liées soit aux mauvaises conditions socio-économiques ou bien encore aux facteurs liés à la condition féminine. Celui de la mortalité néonatale est de 25 pour 100 000 naissances vivantes, soit environ 15 000 décès par an. La prématurité représente 10 à 12 % des naissances vivantes, ainsi pour quatre enfants qui décèdent avant l’âge d’un an, trois sont nouveau-nés. Pour y remédier, des solutionq ont été proposées dans le programme, à savoir la formation de tous les acteurs de la santé (médecins généralistes, sages-femmes, pédiatres), donner les bases pratiques de la prise en charge du nouveau-né en salle de travail, à la naissance et de faire connaître l’application des bases théoriques connues par les médecins pédiatres ainsi qu’une meilleure harmonisation des pratiques et des compétences en fonction de la situation géographique.  » La communication et ses modalités (objet, outils, procédures) constituent un moyen de résoudre une grande partie des problèmes identifiés par la commission. Elle concerne les professionnels entre eux et les relations des professionnels avec les femmes  » a ajouté, Lebane. Enfin, le ministre a indiqué que, prochainement, il exposera un nouveau programme concernant la lutte contre le cancer.

Wahiba Ait Youcef

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