Depuis l’instauration du contrôle technique des automobiles, il y a trois ans, c’est des milliers de voitures, accusant un certain âge, qui ont été contrôlés. Et c’est plus de 100 000 véhicules qui ont été déclarés défectueux.
Plus de 100 000 voitures qui, jusqu’à leur immobilisation, roulaient le plus normalement du monde, faisant courir aux autres de graves dangers. Surtout quand on sait que les anomalies les plus récurrentes portent sur le système de freinage et la direction. Autrement dit, vous êtes dans votre voiture que vous croyez encore en bon état, et brusquement vous perdez les freins ou la direction, allant percuter votre voisin de l’autre file, qui percute celui qui est devant lui ou derrière lui et ainsi de suite.
Les conséquences de tel carambolages peuvent être très graves, surtout si c’est un poids lourd ou un fourgon qui perd son contrôle. Et quand on sait que l’Algérie occupe la cinquième place pour les accidents de la circulation dans le monde, on ne peut qu’encourager les contrôles !
S’il est vrai que certains ne sont pas au courant des problèmes de leurs véhicules, d’autres les connaissent très bien et circulent quand même.
Sans aller chercher la panne cachée que seul le contrôle technique peut déceler, citons ces voitures qui circulent sans rétroviseurs ou sans essuie-glace, ces portières maintenues avec du fil de fer, ces bennes chargées de containers qui, sans parois et attachées avec des sangles, menacent de dégringoler à chaque coup de frein ou à chaque montée de relief.
Des assassins en puissance que les gendarmes doivent arrêter à chaque barrage !
S. Aït Larba
