L’extension de la mairie attendue

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Erigée au statut de municipalité au début des années 70, Aït Yahia Moussa n’a pas encore bénéficié d’une mairie digne de ce nom. En effet, le siège actuel a été réalisé alors que cette commune n’avait que dix mille habitants répartis sur quelques villages importants, tels Tafoughalt, Iâallalen, Tachtiouine et de nombreux hameaux. Aujourd’hui, cette municipalité compte plus de vingt-huit mille habitants.

Le siège de l’APC a subi quelques changements, mais ceux-ci ne répondent plus aux attentes des citoyens. A commencer par le service de l’état civil qui est le plus sollicité.

Les employés travaillent dans des conditions difficiles alors que les usagers sont accueillis par une promiscuité indescriptible, notamment lors de chaque début d’année scolaire quand les guichets sont pris d’assaut. Cela veut dire aussi que les autres services ne sont pas logés à meilleure enseigne, quand on sait que tout ce siège ne dépasserait pas les cent cinquante mètres carrés bâtis. D’ailleurs, le service de la vulgarisation agricole communal est abrité par un bureau se trouvant ailleurs.

“Nous avons demandé l’extension, mais en vain”, nous a déclaré sous couvert de l’anonymat une source proche de l’administration. “Certes, on entend parler de réalisation de sièges nouveaux pour d’autres communes, mais Aït Yahia Moussa semble avoir été oublié”, a ajouté notre source.

Au sujet des antennes administratives, nous avons appris que seul le village de Tafoughalt disposerait d’une telle structure. Pour permettre aux citoyens de bénéficier des prestations de ce service public dans de bonnes conditions, les autorités locales plaident pour un projet de réalisation d’un autre siège ou à défaut d’une extension.

Lors de notre visite des lieux, il nous a été donné d’apprendre que cette mairie ne dispose pas de salle de réunions et qu’à chaque délibération, l’assemblée doit s’entasser dans le bureau du maire.

Car, l’ancienne salle de délibération a été transformée en bureaux depuis des années. “A quand un siège décent ?”, se demandent aussi bien les autorités que les citoyens de la commune.

Amar Ouradmane

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