Plusieurs dizaines d’hectares de forêts ravagés par les incendies

Le patrimoine sylvicole de la région d’Ouzellaguen a subi de graves ponctions consécutives à une multitude d’incendies qui ont éclaté parfois simultanément en plusieurs endroits. D’immense brasiers ont transformé de larges parcours verdoyants en paysages de désolation. Pour la seule dernière décade du mois d’octobre, ce sont des dizaines d’hectares de broussailles, d’essences forestières, d’arbres fruitiers et d’oliviers qui ont été calcinés. Le bilan est très lourd si l’on y rajoute les feux ravageurs de la saison estivale. Une perte incommensurable qui dépasse toute capacité régénérative de Dame nature, avec, comme effet pervers, une grave menace sur l’équilibre des écosystèmes.

Les propriétaires d’oliveraies touchés par le sinistre sont glacés d’épouvante en voyant leurs vergers se réduire comme peau de chagrin. Comme si les rigueurs du climat digne des latitudes sahariennes ne causaient pas assez de pertes à ces paysans qui caressaient l’espoir, d’un retour des précipitations atmosphériques d’ordinaire si fréquentes en pareille période. Comble d’infortune : ils ont eu droit à des bruines d’escarbilles.

C’est en tout cas une situation inédite qui ne finira sans nul doute pas de porter à conséquence. Jamais, en effet, un mois d’octobre n’aura été si éprouvant en matière de feux de forêts dont la multiplicité et la simultanéité ne laissent planer aucun équivoque sur la nature criminelle de leur origine.

N. Maouche