Sonelgaz porte plainte …20 ans après

C’est un fait qui prêterait à sourire s’il n’émanait pas de la plus grande société nationale après Sonatrach, jugez-en : 20 ans après l’ouverture du CEM 27-Juin de Saharidj, dont la date de livraison remonte à 1987, Sonelgaz se rend compte subitement que c’est une… « construction illicite » et s’empresse de déposer plainte en… mai de l’année en cours, le motif évoqué est le non-respect de l’alignement par rapport à la ligne électrique de moyenne tension qui traverse une partie de l’établissement du côté des logements d’accompagnement. Les juristes de cette entreprise ont-ils consulté le dépôt de plainte ? Nous sommes curieux de connaître l’avis du représentant de Sonelgaz au sujet du procès-verbal de la réception définitive du projet (le CEM) en 1987. Techniquement parlant, la livraison définitive du projet et sa mise en service ne peuvent s’opérer qu’avec l’aval de la commission technique au sein de laquelle ladite entreprise doit être obligatoirement représentée.

La mise en exploitation du projet ne doit intervenir qu’après « la levée des réserves », si réserves il y a, si la légalité de cette plainte venait à être confirmée, c’est tout le centre urbain de Saharidj, chef-lieu de la commune avec ses constructions privées, ses commerces, ses bâtisses relevant du secteur étatique y compris les… ponts et chaussées qui devraient faire l’objet d’un dépôt de plainte et d’assignation en justice.

Notons que c’est tout Saharidj qui est traversé par cette ligne de part en part dans un enchevêtrement effrayant de fils pendus, suspendus et même frôlant des terrasses au point de provoquer des accidents mortel,s tel celui de la jeune femme de la cité Ighil-Hammad, laquelle a reçu une décharge électrique fatale en frôlant par accident les fils de cette ligne. Signalons au passage pour « souligner » les responsabilités, que la plupart de ces lignes qui courent le long des cités sont dans un état de vétusté assez avancé et qu’il est fréquent de voir des fils se rompre et tomber à terre lors de violents orages, quant aux courts-circuits, ce sont de véritables feux d’artifices qui se déclenchent à chaque tempête, combien de fois ces courts-circuits ont -ils provoqué la panique, plongeant par intermittences les cités dans le noir particulièrement en hiver. Le CEM 27-Juin de Saharidj doit-il être déplacé de sa ligne pour satisfaire aux normes de sécurité requises ? Telle est la question qui se pose.

Omar Soualah