En effet, dans cette municipalité où est né l’un des héros de la Révolution, en l’occurrence le colonel Amar Ouamrane connu durant la guerre sous le nom de “Boukerrou”, la création de nombreuses petites entreprises spécialisées dans la fabrication de pâtes alimentaires traditionnelles tels le couscous, le berkoukech et frik a donné à cette localité un cachet un peu spécial. Dans notre virée au chef lieu que d’aucuns continuent à désigner comme au temps de la guerre de la SAS, l’une de ces maisons où le couscous est préparé selon la tradition ancestrale loin de toutes les machines modernes, à savoir “maison Lahlou” a attiré notre attention. Avant de prendre la direction de cette dernière, nous avons fait un détour au sein de cette petite ville. Plusieurs travaux sont engagés : réfection des routes, placement des bordures, et autres embellissements des établissements scolaires car ils ont été retenus pour abriter cet événement et pour accueillir les exposants et les visiteurs. Interrogés sur l’importance de cette fête, de nombreux citoyens ont estimé que Frikat sera en cette occasion le carrefour économique et culturel. “Peut être, notre commune va bénéficier de quelques projets”, jette au passage un jeune attablé sur la terrasse d’un café en face de la mairie. Au moment où nous allions rencontrer le principal organisateur et initiateur de cette journée, nous avons appris qu’à la périphérie de la ville, beaucoup de villages célébraient chacun à sa façon la fête du mawlid ennabaoui, dans la convivialité et l’allégresse. Destination “Maison Lahlou”. M. Sidi Ali Lahlou car c’est de lui qu’il s’agit, nous accueille dans son bureau au moment où il se préparait déjà à rallier la capitale pour participer à l’émission “Sabahiate de l’ENTV”. Tout de même, il a aimablement accepté de nous accorder cet entretien où il revient sur ce qui a trait à cet événement.
Amar Ouramdane
