La lutte contre la corruption tant de fois proclamée par les autorités n’est plus un vœu pieux ni un vain mot : C’est devenu une réalité, depuis que le cadre juridique de cette loi est élaboré et surtout approuvé par le Conseil des ministres. Désormais, dans les affaires de subornation, de fraude ou de trafic d’influence, on dispose de textes définissant avec exactitude les infractions et les délits et établissant les peines. Il faut rappeler que l’avant-projet de loi ainsi que le projet de la création d’un organisme national de lutte contre la corruption ont été élaborés sur demande du président de la République qui, faut-il le rappeler encore, a fait de la lutte contre la corruption, l’une de ses préoccupations essentielles. Ce n’est un secret pour personne que la corruption gangrène la société et qu’elle renforce, chez les citoyens, victimes de ce fléau, le sentiment d’injustice, ainsi qu’une méfiance à l’égard des pouvoirs publics et des institutions de l’Etat. L’organisme chargé de la lutte contre la corruption aura suffisamment de moyens matériels et humains pour mener les investigations et démasquer les actes et les tentatives de corruption mais il aura aussi pour mission de prévenir de tels actes, en installant des garde-fous dans les secteurs exposés au fléau. Et contrairement à ce que l’on croit, il n’y a pas de secteur protégé, il n’y a pas d’intouchable. Tout acte de corruption, dûment constaté, tombera désormais sous le coup de la loi. L’égalité devant la loi, c’est aussi cela et, devrait-on dire, c’est surtout cela, la démocratie !
S. Aït Larba
