Amar Taoualit, un collectionneur hors du commun

L’inspiration, la recherche et la curiosité sont des domaines inépuisables.

En dépit du peu de moyens et ressources dont sont pourvus certains artistes ou encore certains explorateurs, leur volonté et leur passion leur suffisent. S’il y a dans notre société toutes ces personnes qui s’intéressent aux choses lucratives, il existe aussi celles qui ne font qu’essayer d’apaiser leur soif d’apprendre et leur curiosité pour plusieurs domaines. Lors de nos différentes sorties dans nos villes et villages, il nous a été donné tout de même de rencontrer toutes ces petites gens dont personne, peut-être n’en parle. Dans la région de Tizi-Ghennif, plus précisément à Marako, un jeune homme possède une collection hors du commun.

Dès son plus jeune âge, Amar Taoualit collectionnait des « pièces »venant d’autres époques. Après de longues années de randonnées dans la région, ce collectionneur a pu amasser « un trésor » constitué de plus de cinq mille pièces. Certes, dans ce milieu, cette culture n’est pas encore ancrée dans les mœurs, mais Amar ne désespère pas pour autant. Cette collection composée de burins, de haches, de pointes de flèches et d’autres objets dont on ne connaît pas parfois les noms, cherche toujours un musée. Dernièrement, des universitaire se sont déplacés jusqu’au domicile du collectionneur. Ils ont longuement admiré « ce trésor » et le courage de cet homme. Après avoir fait un passage dans l’enseignement primaire, Amar a préféré se retirer afin de se consacrer à cette activité non pour s’enrichir mais pour sauvegarder ce patrimoine en déperdition. Selon nos informations, certains de ces objets ont été remis aux autorités locales représentées par la délégation exécutive communale durant le mandat de cette dernière. Une attestation lui aurait été décernée sans en connaître toutefois la nature. En tout cas, Amar ne veut pas abandonner cette œuvre titanesque débutée il y a des années. On croit savoir qu’un archéologue français rendrait visite à ce collectionneur en vue d’expertiser ces pièces, car il faudrait un connaisseur pour déterminer l’authenticité des centaines d’objets constituant cette collection. Cela étant, il est quand même important que les spécialistes en la matière mettent la main à la pâte afin de venir en aide à cette personne qui n’a pas suffisamment d’espace afin d’y conserver ces pièces rares pour la plupart et d’estimer la valeur de ce labeur de plusieurs années. Si certains croient qu’Amar ne fait que « passer le temps », on leur dira qu’ils se trompent car c’est en forgeant qu’on devient forgeron et dans ce cas c’est en collectionnant de tels objets qu’on participe à la sauvegarde du patrimoine légué par l’humanité après des milliards d’années d’existence.

Amar Ouramdane