l Le rapport global du Programme des nations-unies pour le développement pour l’année 2006 est consacré à l’eau. Ce rapport relève, encore une fois, les différents objectifs du millénaire pour le développement (OMD) à l’horizon 2015. Parmi ces objectifs, figure en premier lieu, la réduction de moitié de la proportion de gens n’ayant pas accès à l’eau potable d’ici l’année citée.
Selon M. Marc Destanne De Bernis, représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), qui a déclaré jeudi dernier à Alger qu’un pays à l’image de l’Algérie, qui « a fait des progrès » pour l’accès à l’eau potable, « peut atteindre 100% des objectifs du millénaire, si elle réalise ses projets en chantier, notamment celui du dessalement de l’eau de mer ».
Ce document précise que la non-réalisation des objectifs entraînerait à perpétuer des inégalités profondes au sein de certains pays, ainsi qu’entre eux. En revanche, au-delà du fait de réduire une population composée de millions d’individus comptant parmi les plus pauvre de la planète, à une population de gens vivant « une pauvreté évitable, un mauvais état de santé et des chances réduites », ajoute la même source.
Parmi les recommandations que contient ce rapport, il est question de faire disparaître l’extrême pauvreté et la faim, garantir tout l’enseignement primaire, promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomie des femmes, réduire la mortalité infantile, améliorer la santé maternelle, lutter contre le VIH/ Sida, le paludisme et autres maladies, assurer un environnement durable et mettre en place un partenariat mondial pour le développement. Ce rapport a mis l’accent sur le dernier point, en exhortant les pays à mettre en oeuvre un plan d’action mondial pour donner de l’élan à l’action politique. Cela en ajoutant la question de l’eau et de l’assainissement à l’agenda du groupe du G8, et ce en mobilisant les ressources et en appuyant les processus de planification nationaux.
Selon ce rapport, qui plaide pour « l’augmentation de l’enveloppe d’aide accordée à l’eau, oscillant entre 3,6 à 4 milliards de dollars chaque année jusqu’en 2012 », il est également nécessaire de réserver « 2 milliards de dollars supplémentaires qui doivent être octroyés à l’Afrique subsaharienne ». Le rapport relève toutefois l’importance et la ‘’nécessité » de « faire passer l’aide accordé à l’agriculture de 3 milliards à 10 milliards de dollars par an d’ici 2010 », et ce, en prenant en considération la sécurité de l’approvisionnement en eau.
Ziyad D.
