Le premier adjoint du maire dépermanisé

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Le premier magistrat de la commune des Ouadhias vient de mettre fin aux fonctions du premier adjoint, M. Hamdis, qui ne fera désormais pas partie de l’exécutif communal.

La décision de sa dépermanisation lui a été notifiée au cours de la semaine qui vient de s’écouler. Ainsi après avoir perdu la couverture politique puisque son parti lui a adressé une décision de suspension de toute activité politique en son nom, M. Hamdis, ôtera cette fois la casquette d’adjoint-maire pour se consacrer uniquement à ses fonctions d’élu en sein de l’assemblée communale.

Et dire qu’il était la pomme de discorde entre le maire et l’opposition constituée d’élus FFS et indépendants, ceux-là même qui ont exigé, avant toute autre chose, le remplacement de M. Hamdis par un réaménagement de l’exécutif communal concocté par nos soins à l’effet d’avoir de plus amples détails.

M. Halou P/APC des Ouadhias a confirmé l’information et dira tout de go : “Qu’il s’agit d’une décision purement administrative” et d’ajouter “moi, j’ai des responsabilités et des engagements envers la population qui m’avait élu, j’ai constaté qu’il y avait de grosses lacunes relatives aux manquements de cet élu à sa mission, j’ai pris cette décision de décharger l’élu en question de ses fonctions dans l’exécutif sans aucune autre considération, politique soit-elle”.

Le P/APC des Iwadhiyene précise à cet égard que plusieurs dossiers sont suspendus, à l’image de l’autoconstruction. “Vous pouvez vérifier comment est géré actuellement, Dieu merci, le dossier de l’IAIG, ce que je dois dire, c’est que ma fonction m’interdit de prêter attention aux rumeurs, il n’y a eu aucune tractation, les jeux de coulisse ne sont pas les miens”.

La dépermanisation de

M. Hamdis n’est bien évidemment pas passée sans soulever de multiples réactions, à l’image du groupe des indépendants représenté par M. Smaïl Ouerd.

Ce dernier considère que cette décision est pour eux “un non-événement” et d’enchaîner “je pense que le temps a fini par nous donner raison, le réaménagement de l’exécutif, nous l’avons demandé en juin, pourquoi attendre six mois pour prendre la même décision, nous considérons que les responsables auraient pu économiser à l’APC tout le blocage, c’est pour ça que je précise que le blocage de l’APC ne nous incombe nullement”. Dans ce sens, M. Deradj Slimane, lui aussi, élu indépendant à l’APC dira à l’occasion : “Nous sommes conscients que le blocage de l’APC a causé du tort à l’APC, mais au vu des derniers rebondissements, l’origine du blocage est à présent comprise, ne dit-on pas que celui qui veut tuer le chien de son voisin, l’accuse de rage ?”. M. Ouerd, considéré à juste titre comme le chef de file de l’opposition à Ouadhias, réitère dans une déclaration à La Dépêche de Kabylie, son engagement à trouver une solution à ce problème. Cela passera, selon M. Ouerd, par “le réaménagement de l’exécutif en tenant compte de la majorité”.

Cela étant, toutes nos tentatives de joindre, M. Hamdis se sont avérées vaines.

A. Z.

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