Le nouveau collège d’enseignement moyen de Draâ El Mizan, qui a ouvert ses portes quinze jours après la rentrée officielle, n’arrête pas de compter tous ses manques.
Ainsi, le problème de raccordement au réseau d’électricité n’a été entrepris que le mardi passé alors qu’en ce qui concerne l’ouverture du restaurant scolaire, il faut attendre peut-être, si ce n’est sûrement jusqu’à la rentrée prochaine. Au demeurent, les élèves de ce nouvel établissement venaient pour la plupart, si ce n’est pour la totalité, d’autres collèges où ils bénéficiaient de la demi-pension alors qu’après leur transfert, ils ont tout perdu.
« Nous habitons tous à Draâ Es Sachem qui se trouve à quatre kilomètres au moins d’ici, à « Harchaoui », nous mangions, au moins à midi, au réfectoire alors que maintenant, nous devons nous contenter d’une demi-baguette et d’une portion de fromage », nous confient ces bambins rencontrés près de la cité dite « Laârouch », en direction d’une épicerie. Par ailleurs, de nombreux parents mécontents, qui ont payé les frais de la demi-pension à leurs enfants en début d’année scolaire, ne cessent de se déplacer au nouveau collège pour voir si la situation s’améliore, mais sans aucun résultat. Néanmoins, nous apprenons qu’après une entrevue avec le président de l’APC, en l’occurrence M. Hamou Didouche, ce dernier aurait proposé de mettre des bus à la disposition des élèves pour le transport jusqu’à leurs collèges d’origine pour se restaurer. Mais qu’en est-il de ceux qui avaient promis au mois de février passé à
M. Benbouzid, le ministre de l’Education, que tout sera prêt, et bien plus, à la rentrée ?
Essaid N’aït Kaci
