La régularisation des cités dites de regroupement est une vieille idée. Si au début les occupants de ces habitations vétustes voulaient peut-être bénéficier des lots des terrains, la situation est devenue toute autre.
Depuis la participation de l’Etat par le biais de la Caisse nationale du logement qui concourt à hauteur de cinquante millions de centimes, un programme a été accordé pour la commune de Draâ El-Mizan en vue d’éradiquer l’habitat précaire.
Mais, après une longue attente, rien n’a été fait car eu égard de leur situation sociale, aucun n’a pu lancer son projet. Dans cet ordre d’idées, il faudrait rappeler qu’à l’issue de plusieurs réunions des présidents des associations et quartiers de la commune, il s’est avéré que toutes les propositions initiées n’étaient pas en faveur de ces citoyens qui ne pouvaient s’acquitter d’un apport personnel financier variant entre quarante millions de centimes et soixante dix millions de centimes pour aboutir au bout du compte à un logement semi-fini d’une superficie de quarante mètres carrés.
Draâ El Mizan compte pas moins de cinq cités concernées par la résorption de l’habitat précaire : les cités de la ville, la cité de Maâmar, la cité de Boufhaima et celle de Tazrout. Au total, plus de cinq cents habitations devraient être démolies.
« Nous ne pouvons pas lancer nos constructions. La plupart d’entre nous sont des gens sans ressources », nous a déclaré un bénéficiaire. Pour un président d’une association, lancer un tel programme est un leurre. « Il ne verra jamais le jour », a ajouté ce responsable.
Du côté des élus locaux, c’est un problème qui les a mis dans l’embarras. Pour finir définitivement avec cette situation, les élus ont trouvé quant même une solution. « Nous avons formulé une demande pour reconvertir ce programme en social. Ainsi, ces citoyens vont au moins bénéficier d’un logement décent. Toutes les autres propositions ne favorisent pas la concrétisation d’un tel projet. Beaucoup de temps a été perdu », nous a confié un élu.
En définitive, il est attendu que d’autres communes suivent cette démarche.
D’ailleurs, des promoteurs immobiliers auraient proposé de participer à la réalisation de ces projets, notamment dans les municipalités déshéritées.
Amar Ouramdane
