Personne ne peut le nier : de nombreuses villes croulent sous les ordures. Ce ne sont pas seulement les services de la voirie qui ne remplissent pas leur mission, mais les citoyens ont eux aussi une grande part de responsabilité, même si les services communaux font beaucoup d’efforts pour donner à nos villes un environnement sain et agréable, il restera toujours ces sachets noirs accrochés aux poteaux électriques et aux arbres. Tizi-Ghennif n’est pas épargnée par ce phénomène. Cette fois-ci, l’initiative d’organiser un volontariat pour le nettoyage et la remise en place de tout ce qui a été dégradé, tels les panneaux de signalisation est venue du chef de daïra. En effet, dernièrement dans une réunion tenue avec de nombreux services, ce commis de l’Etat a émis le vœu de voir les citoyens manifester leur volonté de prendre part à une journée de volontariat au niveau du chef-lieu de daïra également chef-lieu de commune. Plusieurs autres organismes avec le concours des communes limitrophes seront sollicités, nous a confié une source ayant assisté à cette réunion et ayant requis l’anonymat. Si cette initiative venait à se concrétiser, d’autres prendraient le taureau par les cornes en vue d’agir dans le même sens. Peut-être cette valeur ancestrale prendra-t-elle finalement le dessus sur toutes les autres visées politiciennes, car en matière d’hygiène et protection de l’environnement, seul le sens de responsabilité de tout un chacun devrait en principe l’emporter. Sachant par exemple que plusieurs communes allant des Ouadhias jusqu’à Tizi-Ghennif sont situées sur le même axe, il serait d’autre part possible d’engager une solidarité communale notamment durant les périodes sensibles telles les neiges ou les feux de forêts. N’est-il pas temps de réfléchir à la manière de s’organiser en vue d’affronter ces calamités ensemble et mettre en branle tous les moyens détenus par les uns et les autres ? Cela dépasserait les plans ORSEC communaux dont on parle et qui n’ont jamais existé sur le terrain. En définitive, l’initiative de bien faire dépasserait aussi toutes les entraves administratives auxquelles sont confrontés même les élus.
A bon entendeur. Bon courage !
Amar Ouramdane
