Leur sport est la boxe. Chaque soir, des groupes s’entraînent pendant des heures sous la houlette de l’entraîneur Mohamed Arezki Serdjane. L’on compte toutes les catégories : école, cadette, junior et senior.
La salle est divisée en deux : une partie est érigée en salle de musculation, l’autre est réservée à la boxe. Le sol n’a été aménagé que récemment. Hormis un ring de fortune installé à même le sol, rien n’indique que dans cette salle on exerce la boxe. « Nous manquons terriblement de moyens de base, tels que les équipements et le matériel nécessaire, mais aussi les moyens financiers », nous a déclaré l’entraîneur Serdjane. Ça fait exactement 20 ans depuis qu’il est là. Il est le seul entraîneur pour toute la catégorie. Il exerce cette tâche avec passion et beaucoup d’amour. D’ailleurs, dans sa famille et parmi ses frères, l’on compte plusieurs boxeurs professionnels.
Les athlètes présents dans cette salle ce soir et dont l’âge varie entre 10 et 25 ans, lui obéissent avec dévouement et beaucoup de passion. La chaleur et la volonté de leur entraîneur leur fait oublier la froideur de la salle et le manque terrible de moyens.
Cette école est une véritable pépinière de boxe qui a donné plus de 60 champions d’Algérie uniquement. Elle a été classée plusieurs fois parmi les meilleurs sections d’Algérie.
Ces dernières années, elle est devenue aussi l’anti-chambre de plusieurs clubs de renommée, à l’exemple du Mouloudia d’Alger. Dans le club, l’on compte des champions qui ont été élevés à Ouaguenoun à l’exemple de Smaïl Kerkouche, Mohamed Akli Sardjane.
D’autres jeunes athlètes de l’ASC Ouaguenoun évoluent aussi dans des clubs à l’étranger, particulièrement en France. L’on cite entre autres les cousins Serdjane : Mourad, Rachid, Ramdane ainsi que Amar Amari, Ikène Kamel, Kaouane Ramdane, etc. A vrai dire, ces jeunes boxeurs, qui évoluent loin de Ouaguenoun, ont quitté leur club vu le manque de moyens. « Des potentialités existent, mais nous sommes confrontés au manque de moyens matériel et financier.
A cette occasion, je profite pour lancer un appel aux responsables concernés afin de venir en aide à nos jeunes », nous a conclu cet entraîneur. Avant de nous séparer de lui, il nous annonce que la DJS de Tizi leur a promis quelques petits équipements, mais jusqu’à présent, il nous informe qu’ils n’ont rien reçu.
Mourad Hammami
