Dans notre pays, les préoccupations tournent autour de à la crise de logement et bien d’autres choses, mais restent loin de à la lecture et la formation du citoyen. Combien de nos communes sont-elles dotées de bibliothèques municipales ? Elles sont très rares, telle est la réponse qu’on peut entendre surtout auprès des amateurs de lecture. Certes, ces derniers temps, on parle de projets inscrits dans ce sens en faveur des communes. Mais sur le terrain, à notre connaissance, du moins dans les communes où nous nous sommews rendus de Boghni jusqu’à Tizi Ghennif en passant par Draâ El Mizan, on nous répond que les terrains sont choisis et c’est tout. A Tizi Ghennif, cette idée a germé depuis des années. D’ailleurs, tous les exécutifs qui se sont succédé aux rênes de cette assemblée l’ont inscrit dans leur programme, en vain. Dernièrement, nous avons finalement appris que ce projet est en passe d’être concrétisé et que toutes les démarches préliminaires inhérentes à son lancement ont été finalisées. Au sujet du retard accusé pour son lancement, une source locale nous a fait savoir que le blocage serait dû à un litige de terrain.
Il nous a été confié que cette entrave était enfin levée. Ce qui sous-entend que le projet est sur le point d’être lancé. Une telle opportunité viendra à point nommé assouvir le désir de lecture chez les jeunes et les moins jeunes. Même si dans les établissements scolaires existent ces espaces, les élèves ne peuvent pas les exploiter faute de temps. Au contraire, à l’extérieur, ils auront toute les chances d’en bénéficier, surtout qu’au jour d’aujourd’hui, l’achat de n’importe quel livre relève de l’exploit. Il est attendu que les autres communes aient leurs bibliothèques car, faudra-t-il le répéter, le ministère de la Culture déploie de nombreux efforts pour doter ces lieux de livres. Combien de fois avons-nous entendu les présidents d’associations déclarer que la Maison de la culture Mouloud-Mammeri leur a fourni des lots de livres ? Toute initiative allant dans le sens d’aider aussi bien les adultes que les jeunes à se cultiver est la bienvenue.
Amar Ouramdane
