Béni Djemhour célèbre le Printemps berbère

Alors qu’à Akbou, la commémoration de l’anniversaire du 20 avril est partagée cette année, entre activités culturelles et humanitaires et les traditionnels heurts entre jeunes et CNS, plus loin et plus haut, à Ath Djemhour, dans la commune d’Amalou et la daïra de Seddouk, la célébration de cette date historique s’est faite sous le signe du sport notamment. Ainsi, le collectif des jeunes de ce village, en collaboration étroite avec l’APC d’Amalou, a concocté un programme diversifié, riche en activités sportives. A savoir, deux rencontres de handball, des exhibitions de karaté do et de kick boxing, par l’association Assirem et l’association JSA d’Akbou, des équipes de Biziou et d’Amalou. Et enfin, une rencontre de football (vétérans). Assirem kick Boxing a pris part la veille aux festivités organisées par les étudiants de l’université Mira de Bgayet dans le cadre de la commémoration du Printemps berbère. Béni Djemhour a préféré le célébrer le vendredi 22 avril pour arranger ses invités. Après la réception de ces invités à l’école primaire du village, l’assistance s’est regroupée, en contrebas sur la placette du village afin d’entendre l’allocution du maire, M. Azzoug Lakhdar. Celui-ci montrera à l’occasion sa fierté à l’égard du collectif des jeunes de Béni Djemhour qui n’a ménagé aucun effort pour la réussite des festivités. Une circoncision collective des enfants du village organisateur et des villages limitrophes : Taddart Ouadda et Ath Djaâd. La veille, le 21 avril, l’APC d’Amalou avait organisé la circoncision de 12 autres enfants. Les 5 enfants circoncis à Béni Djemhour, par le docteur Azzoug Hachemi, médecin privé, exerçant à Amalou-ville, ont reçu chacun un cadeau comportant le trousseau (en double) de la circonstance, 3 kilos de viande, un ballon, une boîte de pâtisseries, un appareil photo et 300 dinars. L’assistance se déplacera ensuite sur un trajet d’environ 500 mètres, pour l’inauguration d’un stade de handball (à proximité du stade de football). Un stade qui aura coûté plus de 145 millions de centimes, selon le P/APC. Le stade est baptisé « 20 Avril 1980 ». En milieu d’après-midi, une conférence sur l’histoire berbère et le 20 avril a été animée par Brahim Tazaghart, et a suscité beaucoup d’intérêt. Poésie, théâtre ont été aussi au programme. En parallèle, une exposition d’écrits sur l’histoire du mouvement berbère, du Printemps amazigh, d’objets artisanaux utilisés par l’homme et la femme des zones rurales dans leurs activités journalières. Mais ce qui est frappant, c’est la multitude d’écrits sur le chantre, le défunt Matoub. « Le héros des causes justes, le grand homme, le semeur auguste de paroles et d’idées, le légendaire », lit-on sur les murs de l’école. La commémoration du Printemps berbère à Béni Djemhour est une grande réussite, résultat des efforts de tout un chacun tant organisateurs que participants, « mais aussi et surtout de l’APC qui a tout pris en charge », précise M. Boubekka Boubekeur, président de l’association sociale de ce village, laquelle APC remercie le 1er vice-président de l’APW d’avoir rehaussé de sa présence la cérémonie.

Taous Yettou